Donc rien ne doit changer ? On doit rester dans les années 60 car les nouveautés de notre monde demandent un apprentissage supplémentaire ?
Je pense que tu loupes le problème, une personne âgée peut largement apprendre à faire ce genre de choses. J'ai pas mal de membre de ma belle famille entre 60-80 ans qui se sont mis aux smartphones et ont un ordinateur portable d'occasion qu'ils ont acheté pour faire la gestion de leur compte bancaire. Ils y sont parvenus.
Chez mes grands-parents (< 80 ans), c'est le papy qui s'y connait en informatique. La grand-mère, à part le freecell, c'est compliqué. Sauf que la papy a eu de gros problèmes de santé, et il n'est plus en état de faire de l'informatique. Et la grand-mère a autre chose à faire qu'apprendre l'informatique dans la situation actuelle (elle doit gérer le papy).
Ce que je veux dire, c'est que partir du principe que les vieux peuvent apprendre, c'est un peu idéalistes. Parfois, c'est plus compliqué.
Après, ça ne veut pas dire qu'il faut dénumériser, ni même rouvrir un guichet dans le village (vu les difficultés de déplacement, ça ne changerai pas grand chose). Dans leur cas, et je pense que c'est assez général, il faudrait que l'assistance sociale les décharge de certaines taches non fondamentales. Au même titre qu'il font faire leur ménage (payé à 50 % par l'État).
Je pense que l'accompagnement à la transition est insuffisant. Mais entre l'assistance sociale, les bibliothèques (qui ont toutes des PC à disposition, et des bibliothécaire prêt à aider, c'est très courant), on peut aider la partie de la population qui maitrise mal l'informatique, tout en ayant des services numériques. Parce que quand on maitrise l’informatique, il y a un paquet de services numérisés qui sont un gain de temps et d'énergie appréciables.
[^] # Re: Le titre est quand même très putaclic.
Posté par Gabbro . En réponse au lien La numérisation du quotidien, une violence inouïe et ordinaire - reporterre. Évalué à 4.
Chez mes grands-parents (< 80 ans), c'est le papy qui s'y connait en informatique. La grand-mère, à part le freecell, c'est compliqué. Sauf que la papy a eu de gros problèmes de santé, et il n'est plus en état de faire de l'informatique. Et la grand-mère a autre chose à faire qu'apprendre l'informatique dans la situation actuelle (elle doit gérer le papy).
Ce que je veux dire, c'est que partir du principe que les vieux peuvent apprendre, c'est un peu idéalistes. Parfois, c'est plus compliqué.
Après, ça ne veut pas dire qu'il faut dénumériser, ni même rouvrir un guichet dans le village (vu les difficultés de déplacement, ça ne changerai pas grand chose). Dans leur cas, et je pense que c'est assez général, il faudrait que l'assistance sociale les décharge de certaines taches non fondamentales. Au même titre qu'il font faire leur ménage (payé à 50 % par l'État).
Je pense que l'accompagnement à la transition est insuffisant. Mais entre l'assistance sociale, les bibliothèques (qui ont toutes des PC à disposition, et des bibliothécaire prêt à aider, c'est très courant), on peut aider la partie de la population qui maitrise mal l'informatique, tout en ayant des services numériques. Parce que quand on maitrise l’informatique, il y a un paquet de services numérisés qui sont un gain de temps et d'énergie appréciables.