Pour l'effet gyroscopique, c'est apparemment assez établi : un vélo muni de petites roues qui tournent en sens inverse sans toucher le sol (ce qui annule l'effet gyroscopique) est apparemment parfaitement stable. Par ailleurs, c'est très difficile de rouler sur des rouleaux d'entrainement avec un vélo "standard" (ça demande beaucoup d'entrainement, c'est très instable), ce qui suggère quand même que l'effet gyroscopique n'est ni nécessaire, ni suffisant.
Pour l'effet de "chasse" du guidon, j'avoue que je n'ai rien compris. Je pensais justement que c'était ça qui était l'effet principal (quand le vélo penche d'un côté, ça fait tourner le guidon dans le sens qu'il faut pour le redresser). Mais apparemment, il est possible de faire des vélos tout à fait stables avec un effect de chasse inversé. Cet effet n'est donc pas nécessaire (il est peut-être suffisant, je ne sais pas).
La page wikipédia en anglais [https://en.wikipedia.org/wiki/Bicycle_and_motorcycle_dynamics] est très (trop?) complète, et au final ça reste assez incompréhensible : il y a plein de petits effets, aucun n'est suffisant en soi, et les raisons pour lesquelles un vélo est stable sont probablement différentes de celles pour lesquelles une moto est stable. Malgré la simplicité du système physique (4 éléments—cadre, deux roues, un guidon) et une liberté de mouvement très restreinte (rotation autour d'axes), la physique du truc semble très, très complexe; apparemment, pour faire un vélo stable, il faut encore faire des prototypes et les tester jusqu'à ce que la stabilité soit acceptable.
Ceci dit, évidemment, à moins de croire à un processus mystérieux ou à une force mécanique inconnue (ce qui reste douteux), c'est évident qu'on "comprend" pourquoi un vélo est stable (en tout cas, ça se modélise). C'est juste que ça a l'air d'une très grande complexité, et repose beaucoup sur l'équilibre du cycliste, qui compense en permanence les petits déséquilibres de l'appareil. C'est une différence avec une moto par exemple, qui peut continuer à rouler très longtemps sans pilote (alors qu'un vélo sans personne dessus, ça tombe).
[^] # Re: L'autre sens
Posté par arnaudus . En réponse au journal [HS] Ils étaient trois. Évalué à 3.
Pour l'effet gyroscopique, c'est apparemment assez établi : un vélo muni de petites roues qui tournent en sens inverse sans toucher le sol (ce qui annule l'effet gyroscopique) est apparemment parfaitement stable. Par ailleurs, c'est très difficile de rouler sur des rouleaux d'entrainement avec un vélo "standard" (ça demande beaucoup d'entrainement, c'est très instable), ce qui suggère quand même que l'effet gyroscopique n'est ni nécessaire, ni suffisant.
Pour l'effet de "chasse" du guidon, j'avoue que je n'ai rien compris. Je pensais justement que c'était ça qui était l'effet principal (quand le vélo penche d'un côté, ça fait tourner le guidon dans le sens qu'il faut pour le redresser). Mais apparemment, il est possible de faire des vélos tout à fait stables avec un effect de chasse inversé. Cet effet n'est donc pas nécessaire (il est peut-être suffisant, je ne sais pas).
La page wikipédia en anglais [https://en.wikipedia.org/wiki/Bicycle_and_motorcycle_dynamics] est très (trop?) complète, et au final ça reste assez incompréhensible : il y a plein de petits effets, aucun n'est suffisant en soi, et les raisons pour lesquelles un vélo est stable sont probablement différentes de celles pour lesquelles une moto est stable. Malgré la simplicité du système physique (4 éléments—cadre, deux roues, un guidon) et une liberté de mouvement très restreinte (rotation autour d'axes), la physique du truc semble très, très complexe; apparemment, pour faire un vélo stable, il faut encore faire des prototypes et les tester jusqu'à ce que la stabilité soit acceptable.
Ceci dit, évidemment, à moins de croire à un processus mystérieux ou à une force mécanique inconnue (ce qui reste douteux), c'est évident qu'on "comprend" pourquoi un vélo est stable (en tout cas, ça se modélise). C'est juste que ça a l'air d'une très grande complexité, et repose beaucoup sur l'équilibre du cycliste, qui compense en permanence les petits déséquilibres de l'appareil. C'est une différence avec une moto par exemple, qui peut continuer à rouler très longtemps sans pilote (alors qu'un vélo sans personne dessus, ça tombe).