• [^] # Re: Dilème facile à résoudre

    Posté par . En réponse au journal [HS] Ils étaient trois. Évalué à 10.

    Oh qu'il est beau l'homme de paille! Magnifique, de toute beauté. Un paquet de loisir consomme peu ou pas de ressources et ne contribue pas au réchauffement climatique.

    Tu fais un contresens sur mon propos. Le concept de loisir/utile n'a pas de sens, c'est tout. Ce qui a du sens c'est pas la raison pour laquelle on fait quelque chose, mais comment on fait ce quelque chose. Un avion léger ça a une consommation assez raisonnable de pétrole et ça permet a des gens de se déplacer dans des régions sans avoir à construire de routes. Typiquement très utile dans des coin comme le canada ou l’Alaska, dans des régions sauvage. C'est effectivement pas très adapté a nos régions très peuplée par contre, ou de toute façon, on a défoncé le paysage depuis longtemps en construisant un réseau routier apocalyptique avec des impact énorme sur les écosystèmes.

    C'est ce qu'on a fait depuis qu'on sait que le réchauffement climatique va se produire (années 80), et en 40 ans, on a pas vraiment amélioré la situation; on l'a même empiré. Sachant que les mesures prises aujourd'hui ne verront pas d'effet avant plusieurs dizaine d'années, le temps de la complaisance est franchement dépassé.

    Le réchauffement climatique ce n'est que le sommet de l'iceberg du problème écologique, la cerise sur le gâteau. On vit une crise existentielle en tant qu’espèce, c'est beaucoup plus profond que ça. On a avec le réchauffement climatique une sorte de prise de conscience de ce problème existentiel, avec des réactions qui vont du catastrophisme au déni.

    Tiens, juste un exemple, ce reportage que j'ai vu récemment et qui démontre une fois de plus que c'est notre rapport au monde qui est foireux : https://www.arte.tv/fr/videos/080499-000-A/microbiote-les-fabuleux-pouvoirs-du-ventre/

    Les médecins sont entrain de comprendre que l'on a en nous un écosystéme complexe, et qu'il va falloir penser "écologie" la aussi. c'est une question fondamentale, on doit désormais penser l'impact que nos activité, quel qu’elle soit et pas seulement sur le climat. A mon sens, ça remet au gout du jour la cybernétique, notre capacité a comprendre les systèmes dynamique complexe et surtout à intégré la notion de feedback, de boucles de rétroaction dans tout ce que l'on fait. On doit systématiquement (le mot systématique est fondamental) estimé en permanence nos impact et mettre en place les boucles de régulation qui permettrons de les gérer, sinon, on va aller de crises en crise, parce que c'est comme ça que ça fonctionne dans la nature, qu'on le veuille ou pas.

    Donc non, tant que l'aviation ne sera pas 'propre' va falloir la limiter au nécessaire. (quand je dis propre c'est pas forcément 0, mais c'est clairement pas ce que l'on fait aujourd'hui)

    Rien, absolument rien n'est propre par nature. Et si on pense l'écologie en parlant de limite nos activité au nécessaire, on va construire un enfer et rien résoudre. Il faut juste penser différemment notre rapport au monde et nous adapter en conséquence. Si tu va par là, il faut d'urgence empêcher les gens d'utiliser leur voiture sauf justification impérative. Est-ce que tu comprend que ça ne peut pas marcher ?

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.