• [^] # Re: Et si Bayrou avait giflé un président ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Évolution de la société. Évalué à 4.

    Dans le cas présent c'est utiliser son statut de président en campagne électorale, qui pose problème; et ça c'est plus un problème institutionnel, à mon avis [très] grave [...]"

    Il ne faut quand-même pas perdre de vue que ça a toujours été le cas et n'a jamais empêché l'alternance. Ensuite je pense que c'est un peu un faux débat: en premier lieu le dépositaire d'un mandat a bien vocation à parler de son bilan et à dessiner des perspective futures et donc parler implicitement ou explicitement d'un possible futur mandat. En second lieu, la loi électorale tient compte de cela en définissant un calendrier de "campagne légale" où des règles strictes d'équité de temps de parole, de représentation et de tenue de comptes de campagne valent. On peut bien-sûr discuter des détails, la campagne légale est-elle trop courte? Le CSA ou les conseil constitutionnels feraient mal leur travail? La cour des comptes serait trop conciliante sur le budget de l'Élysée? Toutes ces questions méritent d'être posées avec le plus grand sérieux mais reprocher au président de se déplacer sur le territoire et de rencontrer des élus locaux etc. c'est quand-même oublier un peu vite qu'il a été élu.