face à l’absurde déferlante de haine qui rythme désormais notre quotidien ?
Ce qui est absurde c'est de porter tant d'attention à cette haine et de considérer l'anecdotique comme une déferlante. C'est une partie de la société médiatique qui se noie dans ces discussions, une société microscopique qui suit le chemin de Denethor, un personnage du Seigneur des anneaux qui sombre dans la folie à force de surestimer les forces de son adversaire en les considérant au travers d'une sorte de boule de cristal.
Par exemple CNEWS qui offre une tribune à Zemmour, condamné notamment pour provocation à la haine contre les musulmans et pour provocation à la discrimination raciale, c'est des records à 2,7% des audiences télé (soit 600.000 spectateurs) à une époque où plus personne ne regarde la télé et à où le crédit des journalistes et des medias est gravement remis en question par la population. (Ceci expliquant peut-être cela, les medias qui restent dignes se portent aussi mieux que les autres, et le Canard, Mediapart pour ne parler que de la presse indépendante, sont en bonnes santé.)
On pourrait tous les jours de l'année trouver un zozo différent qui publie sur YT ou FB des propos haineux, qui incite au meurtre, etc. à la fin de l'année cela ne fait jamais qu'une fraction infinitésimale de la population qui tiennent ce genre de propos. Ces propos sont bien sûr intolérables et souvent même condamnables en droit, et il ne faut pas y être indifférent, mais se laisser aller à croire que le bruit médiatique qui les entoure est représentatif d'un soi-disant état de la société est une thèse absurde.
En ce qui concerne l'article du blog, c'est pour moi de l'éditorialiste de bas de gamme: on y donne son point de vue en confondant ses impressions avec la réalité et sans jamais faire l'effort de lever cette confusion sur au moins quelques points. Lire que "[...] a officiellement démarré le jour où les universités et leur prétendue gangrène islamogauchiste ont été prises pour cible" est pour moi le dernier signe que l'auteur juge la société de son petit promontoire (il est enseignant-chercheur) sans chercher à s'en éloigner. Par cela il condamne son point de vue à demeurer une impression personnelle.
[^] # Re: j'entends les bottes...
Posté par Michaël (site web personnel) . En réponse au journal Évolution de la société. Évalué à 8.
Ce qui est absurde c'est de porter tant d'attention à cette haine et de considérer l'anecdotique comme une déferlante. C'est une partie de la société médiatique qui se noie dans ces discussions, une société microscopique qui suit le chemin de Denethor, un personnage du Seigneur des anneaux qui sombre dans la folie à force de surestimer les forces de son adversaire en les considérant au travers d'une sorte de boule de cristal.
Par exemple CNEWS qui offre une tribune à Zemmour, condamné notamment pour provocation à la haine contre les musulmans et pour provocation à la discrimination raciale, c'est des records à 2,7% des audiences télé (soit 600.000 spectateurs) à une époque où plus personne ne regarde la télé et à où le crédit des journalistes et des medias est gravement remis en question par la population. (Ceci expliquant peut-être cela, les medias qui restent dignes se portent aussi mieux que les autres, et le Canard, Mediapart pour ne parler que de la presse indépendante, sont en bonnes santé.)
On pourrait tous les jours de l'année trouver un zozo différent qui publie sur YT ou FB des propos haineux, qui incite au meurtre, etc. à la fin de l'année cela ne fait jamais qu'une fraction infinitésimale de la population qui tiennent ce genre de propos. Ces propos sont bien sûr intolérables et souvent même condamnables en droit, et il ne faut pas y être indifférent, mais se laisser aller à croire que le bruit médiatique qui les entoure est représentatif d'un soi-disant état de la société est une thèse absurde.
En ce qui concerne l'article du blog, c'est pour moi de l'éditorialiste de bas de gamme: on y donne son point de vue en confondant ses impressions avec la réalité et sans jamais faire l'effort de lever cette confusion sur au moins quelques points. Lire que "[...] a officiellement démarré le jour où les universités et leur prétendue gangrène islamogauchiste ont été prises pour cible" est pour moi le dernier signe que l'auteur juge la société de son petit promontoire (il est enseignant-chercheur) sans chercher à s'en éloigner. Par cela il condamne son point de vue à demeurer une impression personnelle.