Parce qu'il y a cette ambivalence entre le problème technique
(évolution suivie aléatoirement entre les clients) et le
problème d'image.
En fait, le souci, c'est fondamentalement le même que pour le logiciel libre.
Je vais prendre l'analogie de Apple et de Whatapp, et d'une distro libre et de XMPP.
Quand Apple décide de rajouter une feature, personne ou presque ne le sait, et un jour, y a une grande messe et paf, tout le monde en parle. Par exemple, rajouter le support d'un VPN comme wireguard. Si Apple rajoute ça, ça sera utilisable quand ça sera disponible pour le public.
Sur une distribution Linux, dés qu'un truc est codé (ou avant), tu sais que tu pourrais l'avoir, mais tu va pas l'avoir, car c'est pas dans une version stable (exemple, wireguard). Ensuite, c'est pas dans la version de ta distro, donc tu dois attendre. Et une fois que c'est dans la distro, il faut utiliser la feature (genre attendre que Networkmanager ou system le propose).
Du coup, l'impression, c'est que le libre est plus lent et pas fini, parce que justement, le processus de développement transparent fait qu'on voit les choses avant que ça soit fini (et fondamentalement, on sait pas combien de temps Apple va mettre pour rajouter un VPN, et on a pas besoin de savoir).
Pour XMPP, c'est pareil. Whatapp rajoute le support de n'importe quoi, tu va en entendre parler quand tu pourras l'utiliser, pas avant. Pas de frustration, même si ça mets 5 ans en interne et des réunions ou les gens pinaillent sur la casse d'un attribut.
Avec XMPP, tu va voir comment c'est fait, comment ça avance (ou comment ça patine), puis attendre que la spec soit prise en compte par les clients, les serveurs, et attendre la mise à jour. Ça va prendre du temps, et forcément, les gens vont se dire comme pour le libre, que c'est pas fini. Mais c'est parce qu'on voit beaucoup plus.
La frustration d'avoir des choses qui sont imparfaites, c'est le prix qu'on paye pour la transparence et pour avoir des gens qui vont dire "c'est en cours".
Et j'ai pas de solution, à part avoir un peu d'esprit critique sur nos propres réflexions, et notre position personnelle vis à vis de l’écosystème du logiciel libre.
[^] # Re: Triste
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au journal Multiple démissions dans l'équipe du réseau IRC Freenode. Évalué à 10.
En fait, le souci, c'est fondamentalement le même que pour le logiciel libre.
Je vais prendre l'analogie de Apple et de Whatapp, et d'une distro libre et de XMPP.
Quand Apple décide de rajouter une feature, personne ou presque ne le sait, et un jour, y a une grande messe et paf, tout le monde en parle. Par exemple, rajouter le support d'un VPN comme wireguard. Si Apple rajoute ça, ça sera utilisable quand ça sera disponible pour le public.
Sur une distribution Linux, dés qu'un truc est codé (ou avant), tu sais que tu pourrais l'avoir, mais tu va pas l'avoir, car c'est pas dans une version stable (exemple, wireguard). Ensuite, c'est pas dans la version de ta distro, donc tu dois attendre. Et une fois que c'est dans la distro, il faut utiliser la feature (genre attendre que Networkmanager ou system le propose).
Du coup, l'impression, c'est que le libre est plus lent et pas fini, parce que justement, le processus de développement transparent fait qu'on voit les choses avant que ça soit fini (et fondamentalement, on sait pas combien de temps Apple va mettre pour rajouter un VPN, et on a pas besoin de savoir).
Pour XMPP, c'est pareil. Whatapp rajoute le support de n'importe quoi, tu va en entendre parler quand tu pourras l'utiliser, pas avant. Pas de frustration, même si ça mets 5 ans en interne et des réunions ou les gens pinaillent sur la casse d'un attribut.
Avec XMPP, tu va voir comment c'est fait, comment ça avance (ou comment ça patine), puis attendre que la spec soit prise en compte par les clients, les serveurs, et attendre la mise à jour. Ça va prendre du temps, et forcément, les gens vont se dire comme pour le libre, que c'est pas fini. Mais c'est parce qu'on voit beaucoup plus.
La frustration d'avoir des choses qui sont imparfaites, c'est le prix qu'on paye pour la transparence et pour avoir des gens qui vont dire "c'est en cours".
Et j'ai pas de solution, à part avoir un peu d'esprit critique sur nos propres réflexions, et notre position personnelle vis à vis de l’écosystème du logiciel libre.