o Par le passé, toutes les morts causées par les divers virus et bactéries n'ont pas été des morts gratuites, elles ont renforcé nos défenses immunitaires par le biais de la sélection naturelle (je parle ici du pool génétique de l'humanité).
Pour info, le système immunitaire est très adaptatif dans le cadre des infections et tout ce qu'il met en œuvre pour protéger le corps n'est pas transmis à la génération suivante car cela n'est pas dans le patrimoine génétique qui est dans les gamètes.
Ce n'est pas parce que ton corps a développé des super anticorps contre l'infection de la variole que ta descendance sera mieux protégée que celle du voisin contre une telle infection à l'avenir, ça peut mais c'est loin d'être si direct que ça.
o De même que l'utilisation trop importante d'antibiotiques affaiblit l'humanité sur le long terme vis à vis des bactéries, les confinements affaiblissent le pool génétique de l'humanité sur le long terme.
En quoi un confinement réduit le pool génétique ? Rappel le pool génétique n'augmente essentiellement que par la reproduction entre êtres vivants si possible avec des allèles très différents, donc c'est plutôt avec des morts en masse avant la reproduction, ou une baisse de reproduction), ou s'ils ne se reproduisent qu'entre eux (inceste ou communauté très isolée) que tu as ce phénomène. Pas en isolant les gens quelques mois pour contrer une infection.
Je dirais même qu'aujourd'hui on a sans doute une humanité avec une diversité génétique très larges, les maladies génétiques sont moins mortelles qu'avant, un européen peut se reproduire avec n'importe qui autour du globe si cela lui chante, c'était plus difficile il y a quelques siècles.
De plus, de part le fait que la diversité génétique se fasse au moment de la reproduction signifie que toute personne qui ne se reproduit pas (par choix, par stérilité ou car trop âgée) n'a aucun impact sur la diversité génétique. Si ma grand mère demain meurt ou pas du COVID, cela aura un impact nul sur la diversité génétique car elle n'aura aucune descendance après l'infection de toute façon.
--> A l'époque de la conquête de l'Amérique par les Européens, beaucoup d'Amérindiens sont morts de cela (des confinements en quelques sortes), ils avaient vécu un peu trop en vase clos en comparaison au reste de la planète.
De plus, la diversité génétique ne fait pas tout. L'Humanité a vécu des milliers / millions d'années avec la variole, la tuberculose, la polio, le tétanos, etc. dans les parages et ces maladies n'ont eu un pronostic favorable que depuis l'apparition des traitements antibiotiques ou vaccins. Tuant pour rien des millions de personnes, laissant d'autres millions avec des séquelles plus ou moins importantes.
Le problème des indiens en Amériques n'est pas tellement leur diversité génétique, mais surtout le fait que les maladies étaient nouvelles comme le COVID pour nous l'année dernière. Par exemple la variole a eu plusieurs souches plus ou moins fortes qui circulaient en Europe, cela a permis aux européens avec des souches plus sympas de se protéger contre les souches les plus dangereuses. Mais en Amérique, n'ayant pas eu de contact avec des souches plus sympas, ils n'avaient aucune immunité contre celles les plus dangereuses qui furent rapidement fatales.
D'ailleurs l'origine du principe du vaccin, qui vient de la vaccine, reprend en fait ce concept : on entraine le système immunitaire sur des souches moins dangereuses pour offrir une protection contre les souches qui le sont plus.
Enfin, la sélection naturelle ne fait une sélection génétique que pour favoriser certaines caractéristiques sur le temps longs (il faut plusieurs générations donc minimum un siècle pour avoir un début de sélection), mais aussi dans un environnement donné. Si ton être humain a le pool génétique le plus formidable pour survivre contre une maladie comme le COVID et que demain une bactérie d'un genre nouveau et mortel apparaît, ton être humain malgré sa variabilité génétique va mourir car la sélection naturelle n'a pas favorisé quoique ce soit pour lutter contre cette infection.
[^] # Re: Trolldi ?
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Sanipasse : le déconfinement libre !. Évalué à 10.
Pour info, le système immunitaire est très adaptatif dans le cadre des infections et tout ce qu'il met en œuvre pour protéger le corps n'est pas transmis à la génération suivante car cela n'est pas dans le patrimoine génétique qui est dans les gamètes.
Ce n'est pas parce que ton corps a développé des super anticorps contre l'infection de la variole que ta descendance sera mieux protégée que celle du voisin contre une telle infection à l'avenir, ça peut mais c'est loin d'être si direct que ça.
En quoi un confinement réduit le pool génétique ? Rappel le pool génétique n'augmente essentiellement que par la reproduction entre êtres vivants si possible avec des allèles très différents, donc c'est plutôt avec des morts en masse avant la reproduction, ou une baisse de reproduction), ou s'ils ne se reproduisent qu'entre eux (inceste ou communauté très isolée) que tu as ce phénomène. Pas en isolant les gens quelques mois pour contrer une infection.
Je dirais même qu'aujourd'hui on a sans doute une humanité avec une diversité génétique très larges, les maladies génétiques sont moins mortelles qu'avant, un européen peut se reproduire avec n'importe qui autour du globe si cela lui chante, c'était plus difficile il y a quelques siècles.
De plus, de part le fait que la diversité génétique se fasse au moment de la reproduction signifie que toute personne qui ne se reproduit pas (par choix, par stérilité ou car trop âgée) n'a aucun impact sur la diversité génétique. Si ma grand mère demain meurt ou pas du COVID, cela aura un impact nul sur la diversité génétique car elle n'aura aucune descendance après l'infection de toute façon.
De plus, la diversité génétique ne fait pas tout. L'Humanité a vécu des milliers / millions d'années avec la variole, la tuberculose, la polio, le tétanos, etc. dans les parages et ces maladies n'ont eu un pronostic favorable que depuis l'apparition des traitements antibiotiques ou vaccins. Tuant pour rien des millions de personnes, laissant d'autres millions avec des séquelles plus ou moins importantes.
Le problème des indiens en Amériques n'est pas tellement leur diversité génétique, mais surtout le fait que les maladies étaient nouvelles comme le COVID pour nous l'année dernière. Par exemple la variole a eu plusieurs souches plus ou moins fortes qui circulaient en Europe, cela a permis aux européens avec des souches plus sympas de se protéger contre les souches les plus dangereuses. Mais en Amérique, n'ayant pas eu de contact avec des souches plus sympas, ils n'avaient aucune immunité contre celles les plus dangereuses qui furent rapidement fatales.
D'ailleurs l'origine du principe du vaccin, qui vient de la vaccine, reprend en fait ce concept : on entraine le système immunitaire sur des souches moins dangereuses pour offrir une protection contre les souches qui le sont plus.
Enfin, la sélection naturelle ne fait une sélection génétique que pour favoriser certaines caractéristiques sur le temps longs (il faut plusieurs générations donc minimum un siècle pour avoir un début de sélection), mais aussi dans un environnement donné. Si ton être humain a le pool génétique le plus formidable pour survivre contre une maladie comme le COVID et que demain une bactérie d'un genre nouveau et mortel apparaît, ton être humain malgré sa variabilité génétique va mourir car la sélection naturelle n'a pas favorisé quoique ce soit pour lutter contre cette infection.