• [^] # Re: Super article !

    Posté par . En réponse à la dépêche Retour sur l’affaire des « patchs hypocrites » de l’Université du Minnesota. Évalué à 10.

    Pas étonnant que je ne l’ai pas remarqué du coup, je suppose (en aparté : l’interface de l’espace de rédaction est juste horrible quand il s’agit de voir quels changements ont été faits).

    Il n’empêche :

    • Ou bien on considère que le masculin peut représenter le neutre, auquel cas « développeurs et développeuses » n’est jamais nécessaire parce que toujours redondant (en plus d’être trompeur, puisqu’il fait croire que l’auteur ne considère pas que le masculin puisse être neutre, ce qui influence l’interprétation de tous les autres usages du masculin dans le texte).
    • Ou bien on considère que le masculin ne saurait avoir valeur de neutre, auquel cas « développeurs » n’est jamais acceptable pour désigner tous les développeurs.

    Je n’ai rien contre la seconde position, mais il faut choisir entre l’une ou l’autre, je ne vois pas comment elles pourraient être compatibles. On ne peut pas dans un paragraphe parler de « développeurs » en voulant désigner tout le monde (le masculin est neutre, OK ?), dans le paragraphe suivant parler de « développeurs et développeuses » (le masculin désigne les hommes exclusivement, OK ? N’invibilisez pas les femmes !), puis dans le paragraphe d’après reparler seulement de « développeurs » (bon, là j’ai eu la flemme de répéter « et développeuses » et puis de toute façon c’était trop lourd, mais promis ça désigne bien tout le monde).

    (À la limite, utiliser « développeurs et développeuses » lors de la première occurence pour bien signifier qu’on veut n’oublier personne, puis ensuite en rester au masculin neutre par souci de « légèreté ». Mais du coup ça ressemblerait plus à du virtue signalling qu’à un vrai souci d’être inclusif, à mon avis.)

    ’fin bref. Ce que j’aurais apprécié ici, si Ysabeau ou qui que ce soit d’autre avait un problème avec l’emploi exclusif du masculin dans la dépêche (« développeurs » mais aussi « étudiants », « organisateurs », « contributeurs », et probablement quelques autres), c’est qu’on me le dise pendant que la dépêche était encore en rédaction, parce que j’aurais été parfaitement disposé à opter pour une autre forme (par exemple, j’aurais volontiers proposé une forme au féminin neutre, avec l’accord des autres rédactrices).