• [^] # Re: Pas complètement nouveau

    Posté par . En réponse à la dépêche Retour sur l’affaire des « patchs hypocrites » de l’Université du Minnesota. Évalué à 1.

    C’est pourtant précisément ce qui se passe.

    Mais comment est-ce possible, même logistiquement? Un chercheur soumet plusieurs projets par an, chaque projet peut impliquer des collaborateurs d'organismes différents, qui n'ont pas les mêmes règles et les mêmes procédures. Il me semble totalement impossible de suivre individuellement les milliers de projets soumis dans toutes les disciplines (biomédical, sciences sociales, biologie, physique...), même pour une université de taille moyenne.

    Alors bien sûr, dans certains domaines (biomédical, physique), on parle plutôt de projets énormes, à l'échelle de consortiums ou de laboratoires. Mais ces projets impliquent souvent des centaines d'expériences, qu'il est impossible d'examiner individuellement. Il faut forcément un système pour isoler les expériences qui sont potentiellement problématiques, et accorder une autorisation "par défaut" aux autres.

    Pour ce que ça vaut, en France j’ai par contre une expérience (vieille d’il y a dix ans, d’accord) avec la commission du génie génétique (qui doit valider tous les projets impliquants des organismes génétiquement modifiés), et c’est comparable avec ce que je décris ci-dessus concernant l’approbation éthique au R.-U.

    Ah bah c'est quand même différent. Pour les OGM confinés (qui ne sont pas disséminés dans la nature), l'agrément est donné au laboratoire pour une certaine période, on n'est pas du tout dans un cas d'analyse des expériences individuelles, un peu comme pour la radioactivité. Par comparaison, les autorisations d'expériences sur les vertébrés sont plus lourdes (il faut un dossier par expérience), mais le système tient du fait de l'obligation par le porteur du projet d'avoir suivi une formation.