C'est un apport, certes, mais en dehors d'un nombre de cas restreints et documentés (genre busybox), j'ai du mal à croire qu'elle aie changé tant de choses que ça. Une autre licence pouvait aussi faire l'affaire.
Par exemple, la première licence BSD date de 1988, soit la même année que la GPL. La licence MIT est même plus ancienne de quelques années. M. Stallman n'a donc pas été seul à avoir l'idée d'une licence libre (avec moultes définitions possibles de libre, chacun selon ses goûts).
Il faut voir qu'à l'époque où RMS a publié la GPL, tous les développeurs s'échangeaient du code et tout le monde à peu près se foutait de la licence. Ca faisait d'ailleurs râler Bill Gates qui avait besoin qu'on arrête de s'échanger du code librement pour pouvoir vendre le même code!
RMS lui même avait reconnu que la GPL était à la fois une protection pour le logiciel libre et une barrière importante à l'adoption. Ceci était étayé à l'époque par les relations de la FSF avec différentes entreprises qui souhaitaient utiliser du logiciel libre et y renoncaient à cause précisément de la nature de la GPL.
On peut noter que llvm/clang qui utilise une licence très permissive s'en sort tout aussi bien que gcc en terme de popularité. On a pas l'impression que le type de licence freine ou stimule les contributions des développeurs ou des entreprises.
Ca va surement choquer du monde mais je pense que oui, on aurait très bien pu faire sans la GPL et la LGPL et qu'on en serait plus ou moins au même niveau de popularité des logiciels libres aujourd'hui.
En plus, la GPL échoue à garantir au développeur que les modifications de son code faites par d'autres lui revienne. Elle est loin d'être la panacée. Elle ne garantit que le fait que les utilisateurs d'un soft en auront le code source. Du coup, on se retrouve avec un écosystème libre bancal par certains aspects, et des développeurs démotivés par l'exploitation libre et sans contre-partie de leur travaille qu'autorise la GPL.
Aller, pour en remettre une couche: de mon point de vue, GitHub et Sourceforge, ou encore Apache et sendmail ont fait bien plus pour le libre que RMS et la FSF. Ils ont permis au libre de se diffuser massivement, là où la FSF nous fournit toujours un site web digne des années 80.
[^] # Re: Parallèle avec la politique
Posté par Philippe F (site web personnel) . En réponse au journal GNU t'es la ?. Évalué à 3.
C'est un apport, certes, mais en dehors d'un nombre de cas restreints et documentés (genre busybox), j'ai du mal à croire qu'elle aie changé tant de choses que ça. Une autre licence pouvait aussi faire l'affaire.
Par exemple, la première licence BSD date de 1988, soit la même année que la GPL. La licence MIT est même plus ancienne de quelques années. M. Stallman n'a donc pas été seul à avoir l'idée d'une licence libre (avec moultes définitions possibles de libre, chacun selon ses goûts).
Il faut voir qu'à l'époque où RMS a publié la GPL, tous les développeurs s'échangeaient du code et tout le monde à peu près se foutait de la licence. Ca faisait d'ailleurs râler Bill Gates qui avait besoin qu'on arrête de s'échanger du code librement pour pouvoir vendre le même code!
RMS lui même avait reconnu que la GPL était à la fois une protection pour le logiciel libre et une barrière importante à l'adoption. Ceci était étayé à l'époque par les relations de la FSF avec différentes entreprises qui souhaitaient utiliser du logiciel libre et y renoncaient à cause précisément de la nature de la GPL.
On peut noter que llvm/clang qui utilise une licence très permissive s'en sort tout aussi bien que gcc en terme de popularité. On a pas l'impression que le type de licence freine ou stimule les contributions des développeurs ou des entreprises.
Ca va surement choquer du monde mais je pense que oui, on aurait très bien pu faire sans la GPL et la LGPL et qu'on en serait plus ou moins au même niveau de popularité des logiciels libres aujourd'hui.
En plus, la GPL échoue à garantir au développeur que les modifications de son code faites par d'autres lui revienne. Elle est loin d'être la panacée. Elle ne garantit que le fait que les utilisateurs d'un soft en auront le code source. Du coup, on se retrouve avec un écosystème libre bancal par certains aspects, et des développeurs démotivés par l'exploitation libre et sans contre-partie de leur travaille qu'autorise la GPL.
Aller, pour en remettre une couche: de mon point de vue, GitHub et Sourceforge, ou encore Apache et sendmail ont fait bien plus pour le libre que RMS et la FSF. Ils ont permis au libre de se diffuser massivement, là où la FSF nous fournit toujours un site web digne des années 80.