• [^] # Re: Parallèle avec la politique

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal GNU t'es la ?. Évalué à 10.

    Je repose la question:

    "C'est quoi "des considerations n'ayant rien à voir avec le libre" ?"

    Tu parles de racisme ou de transphobie dans des licences, mais c'est un exemple foireux. D'une part, je suis sur qu'une licence qui dit "utilisable par tout le monde sauf les personnes trans" se ferait retoquer par la FSF, et ensuite, personne n'a proposé ce genre de licences, et c'est pas le débat.

    C'est un homme de paille tellement ridicule que je vais le mettre dans mon champ pour faire mourir de rire les corbeaux.

    C'est comme un artiste qui dissocie bien son œuvre de ses
    idées politiques. Ces dernières ne changent rien à sa qualité
    artistique. Si un jour il se met à introduire ses idées dans
    son œuvre et que cela se fait au détriment de la qualité
    artistique il perd de son intérêt.

    Je pense que la conception qui va dire que l'artiste a le dernier mot sur l’interprétation de l’œuvre n'a plus court depuis les années 60 (Roland Barthes, etc).

    Dans le cas de la FSF et de RMS, je pense que la comparaison est hasardeuse.

    RMS ne sépare pas son œuvre de ses idées politiques, car ses idées politiques sont son œuvre. De part sa position de président-fondateur pendant plus de 20 ans, c'est lui qui a décidé de la direction de la FSF.

    Par exemple, la campagne sur la protection des emails se focalise plus sur la surveillance étatique (ça parle de PRISM) que sur la surveillance par un conjoint, ou la surveillance des minorités par les autorités. La FSF n'a commencé à se préoccuper de ce sujet qu'à partir du moment ou ils se sont dit "on est ciblé", alors qu'en terme de volume, il y a bien plus de gens dans les 2 autres catégories.

    Donc les idées politiques de RMS sur la priorité des combats a impacté la FSF.

    Et je ne veux pas dire qu'il est misogyne ou raciste parce qu'il a fait le choix de se focaliser sur le sujet quand PRISM est devenu publique. Je ne reproche pas non plus de faire un choix, car il faut choisir ses combats.

    Mais je ne pense pas qu'on puisse dissocier ses idées et son art en général, et pas dans le cas de RMS.