• # Comment savoir ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Bannissement d'un utilisateur et évolution de la modération. Évalué à 5.

    J'avoue ne pas savoir que penser de cela. beaucoup disent merci à l'équipe de modération, mais je n'arrive pas a me faire un avis sur la question sachant que le contenu banni est explicitement inaccessible et aucun indice ne permettrait de le retrouver sur archive.org.

    De longue date sur LinuxFr, j'avoue que c'est davantage les sujets politiques qui me font réagir. Avec le temps, la technique étant devenue mon métier, je suis moins passionnée. Et j'avoue que lorsque la politique se mêle d'informatique, comme lorsque les logiciels sont traduits en langue dite inclusive, cela me hérisse le poil et me pousse a donner mon avis. Ce genre d'avis m'a d'ailleurs valu un ban d'une semaine il n'y a pas longtemps, sans doute mérité au vu des règles en vigueur et des idées que j'exposais.

    Mais du coup, j'aurais bien aimé savoir ce qui a fait l'objet de censure dans ce cadre précis afin d'avoir une règle de conduite pour mes propres propos. Car si j'ai de temps en temps envie de débattre, je n'ai pas non plus envie de quitter cette communauté historique qui a forgé mon apprentissage de l'informatique.

    Je tiens a rapporter une anecdote que je tire d'une vidéo que j'ai vu dernièrement sur l'histoire de la philosophie d'Alain Pascal au sujet de la censure : Au moyen-âge lorsque l'Église pratiquait la censure des hérétiques, ceux-ci enseignait leur doctrines dans les universités sans problème, et c'est uniquement plus tard, lorsque leur enseignement était jugé contraire au bien commun, et qu'ils refusaient de se rétracter, qu'ils étaient censurés. De nos jours, on a bien du mal a voir des opinions divergentes à l'université car la censure se fait en amont. C'est moins spectaculaire, mais finalement plus efficace.

    A quel point cette censure fait-elle donc partie de ce qu'on appelle de plus en plus communément la cancel culture ? Certes LinuxFR à des devoirs à respecter vis à vis de la loi française, mais j'ai l'impression que par le passé on s'accommodait davantage de textes un peu excentriques sans forcément se formaliser et les bannir. La direction que prend la société dans son ensemble me préoccupe et je crains une scission de la population qui pour une part à force d'être rejetée fera société de son côté sans dialogue avec l'autre partie.

    Encore une fois, je parle sans connaître ce qui a été censuré mais je pense qu'il est bon dans tout les cas d'échanger plutôt que de s'ignorer et peut être demain se combattre. Si nous voulons continuer à tous vivre ensemble, nous n'avons pas vraiment le choix.