Je pense que tu évoques deux choses qui n'ont pas grand chose à voir : l'État Grec n'a pas été insolvable parce que les riches ont échappé à l'impôt, les problèmes sont arrivés parce que les banques ont eu un doute sur la capacité de l'État à rembourser les prêts. Ça aurait pu être réglé très facilement si la BCE avait dit "OK, on couvre", par exemple.
Au passage, j'ai l'impression que ce qui était reproché à la Grèce sur la perception de l'impôt, ce n'était pas seulement l'évasion fiscale des riches, c'était l'évasion fiscale tout court. Au moment où elles accordent leurs prêts, les banques se foutent pas mal de savoir si le pognon vient des riches ou des pauvres, elles veulent avoir la certutitude que l'État sera capable de faire rentrer du pognon s'il a des difficultés à faire rouler sa dette. Là, comme les banques centrales disaient "niet", que les autres États européens étaient mous, que l'État Grec était réputé pour ne pas savoir collecter l'impôt, et que les perspectives de croissance étaient mauvaises, le doute s'est installé, et dès qu'un prêteur doute, c'est un effet boule de neige : il y a encore moins de chance de pouvoir refinancer sa dette dans le futur, donc on ne prête pas, donc il y a encore moins de chance de pouvoir refinancer sa dette, etc.
Au final, avec du retard, la BCE a accepté de couvrir (donc finalement les États européens ont accepter de mutualiser une partie de la dette Greque), et ça s'est "arrangé".
[^] # Re: Intérêts
Posté par arnaudus . En réponse au journal La Bourse ou la vie ?. Évalué à 3.
Je pense que tu évoques deux choses qui n'ont pas grand chose à voir : l'État Grec n'a pas été insolvable parce que les riches ont échappé à l'impôt, les problèmes sont arrivés parce que les banques ont eu un doute sur la capacité de l'État à rembourser les prêts. Ça aurait pu être réglé très facilement si la BCE avait dit "OK, on couvre", par exemple.
Au passage, j'ai l'impression que ce qui était reproché à la Grèce sur la perception de l'impôt, ce n'était pas seulement l'évasion fiscale des riches, c'était l'évasion fiscale tout court. Au moment où elles accordent leurs prêts, les banques se foutent pas mal de savoir si le pognon vient des riches ou des pauvres, elles veulent avoir la certutitude que l'État sera capable de faire rentrer du pognon s'il a des difficultés à faire rouler sa dette. Là, comme les banques centrales disaient "niet", que les autres États européens étaient mous, que l'État Grec était réputé pour ne pas savoir collecter l'impôt, et que les perspectives de croissance étaient mauvaises, le doute s'est installé, et dès qu'un prêteur doute, c'est un effet boule de neige : il y a encore moins de chance de pouvoir refinancer sa dette dans le futur, donc on ne prête pas, donc il y a encore moins de chance de pouvoir refinancer sa dette, etc.
Au final, avec du retard, la BCE a accepté de couvrir (donc finalement les États européens ont accepter de mutualiser une partie de la dette Greque), et ça s'est "arrangé".