• [^] # Re: Red Hat

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Le directeur exécutif de la FSF démissionne, quelle suite?. Évalué à 6.

    C'est faux de dire que tout le monde s'en fout : beaucoup vont
    choisir Debian (ou une autre distribution qui fait attention à
    ce que dit la FSF) plutôt qu'une distribution moins libre

    Les entreprises, les associations ou les particuliers ne vont pas prendre une distro parce que la FSF le dit par idéologie, mais parce que le classement de la FSF sert aussi à signaler quelque chose vis à vis de l'usage du code.

    Mais ça ne fait pas tout, loin de la. Par exemple, Debian est plus utilisé que les versions sans blob jugé comme libre par la FSF, parce que même si les gens s'attachent au libre, le fait de ne pas devoir changer de matériel compte.

    Et on parle des succès de la FSF, mais on a aussi les foirages.

    Par exemple, l'AGPL est assez sous utilisé en pratique. Je sais pas si on peut tout mettre sur le dos de la FSF bien sur, mais c'était aussi son rôle.

    On peut parler du "Franklin Street Statement on Freedom and Network Services" (https://idiomdrottning.org/franklin). C'était clairement novateur, mais ça n'a pas décollé du tout, et c'était par la FSF, en 2008.

    On peut parler des brevets logiciels. La position de la FSF est que ça ne devrait pas exister, mais la solution en pratique en ce moment, ça a été de fonder l'OIN (Open Invention Network).

    Dans un contexte ou on a des exemples documentés de gens qui s'éloignent de la FSF depuis des années à cause de RMS, à quel moment est ce qu'on peut imputer une part de tout ces échecs au fait que la FSF n'a pas réussi à mobiliser assez de personnes motivées ou à la direction prise par la FSF ?

    À quel moment est ce qu'on va se dire que les priorités sur le copyleft font que les combats d'avant garde ont attendus trop longtemps ?

    À quel moment on va se dire que tout ça, c'est aussi parce la FSF a été vu comme l'extension de RMS, et donc c'est sa responsabilité ?