Le relativisme est important si. Tout n'est pas noir ou blanc. Quand je prenais un coup de ma compagne, au pire je finissais avec un bleu, et je pouvais arrêter les suivants relativement facilement en la maitrisant, jusqu'à ce qu'elle ne se calme. Si j'avais été la personne à donner des coups j'aurais pu la tuer et il ne m'aurait fallu que quelques secondes. Et des hommes qui tuent des femmes de leur poing, ce sont des choses qui arrivent tous les jours. Le contraire non.
Je vais t'adresser une réponse personnalisée et commencer par t'exprimer ma compassion pour ce que tu as subi, et ayant vécu une experience similaire, je présume que tu seras plus enclin à la compréhension que nombre de quidam.e.s sur ce site.
J'essaierai de ne pas verser trop dans le pathos.
Si le système le permettait encore je t'aurais envoyé ce message en privé, je ne lirai pas les autres réponses et je pense que je retournerai dans mon mutisme pour quelques temps.
Lorsque j'ai subi ces violences, ma réaction a été identique à la tienne. J'aurais pu simplement répondre par la violence physique à ces agressions de ma compagne.
Et pourtant la société m'a éduqué ainsi, on ne frappe pas plus faible que soi (stéréotype du patriarcat, syndrome du Titanic, les femmes et les enfants d'abord, ou simple bons sens, vous avez 2 heures).
Le sentiment de détresse en tant qu'homme n'en est pas moins accablant. Subir des violences physiques occasionnelles sans pouvoir réagir, d'autres violences psychologiques quotidiennes pas moins délétères. Assister aux humiliations envers tes propres enfants, impuissant, car tu sais que ca va déboucher sur le conflit. Se sentir lâche de ne pas les avoir protégé, déchiré entre ta loyauté pour cette femme que tu vas vas abandonner - cette pauvre mère isolée avec sa fille - et l'amour pour tes enfants.
Que faire dans cette impasse ? Te plaindre aux autorités alors que plus encore que pour les femmes, ton témoignage ne sera pas pris en compte, raillé même, avec en plus le risque que ça se retourne contre toi. Car ils existent aussi d'autres stéréotypes à déconstruire, de biais à combattre: en particulier celui de la "masculinité toxique", comme si la toxicité était l'apanage des hommes.
Et par miroir, il faudrait croire en la parole des femmes sans condition. "Une femme battue ne ment jamais". Jusqu'au point d'envisager de remettre en cause la présomption d'innocence et cautionner ce système de mise au ban public sans réserve.
Tu réprouves ta violence physique et tu penses parfois au suicide comme unique issue. Et lorsque les statistiques viennent appuyer des interprétations différentes et vont contre la doxa: sur le taux de suicide chez les hommes ou le décalage au niveau des plaintes déposées, par exemple; on viendra t'objecter que c'est une mauvaise interpretation à coup de biais à la carte, qui abondent toujours dans le même sens.
Comme c'est commode. C'est beau la sociologie. Ou encore on te ressortira ce sempiternel refrain comme quoi les hommes sont aussi victimes du patriarcat tout en continuant à les essentialiser et conforter sa propre vision dystopique et misandre.
Non, désolé je ne souscris pas à ce discours victimaire teinté de relativisme, qui contorsionne les chiffres, pour conforter toujours cette même vision "systèmique" de la société.
[^] # Re: Je comprends le changement
Posté par El Titi . En réponse au journal Web outside of beauf. Évalué à 10.
Je vais t'adresser une réponse personnalisée et commencer par t'exprimer ma compassion pour ce que tu as subi, et ayant vécu une experience similaire, je présume que tu seras plus enclin à la compréhension que nombre de quidam.e.s sur ce site.
J'essaierai de ne pas verser trop dans le pathos.
Si le système le permettait encore je t'aurais envoyé ce message en privé, je ne lirai pas les autres réponses et je pense que je retournerai dans mon mutisme pour quelques temps.
Lorsque j'ai subi ces violences, ma réaction a été identique à la tienne. J'aurais pu simplement répondre par la violence physique à ces agressions de ma compagne.
Et pourtant la société m'a éduqué ainsi, on ne frappe pas plus faible que soi (stéréotype du patriarcat, syndrome du Titanic, les femmes et les enfants d'abord, ou simple bons sens, vous avez 2 heures).
Le sentiment de détresse en tant qu'homme n'en est pas moins accablant. Subir des violences physiques occasionnelles sans pouvoir réagir, d'autres violences psychologiques quotidiennes pas moins délétères. Assister aux humiliations envers tes propres enfants, impuissant, car tu sais que ca va déboucher sur le conflit. Se sentir lâche de ne pas les avoir protégé, déchiré entre ta loyauté pour cette femme que tu vas vas abandonner - cette pauvre mère isolée avec sa fille - et l'amour pour tes enfants.
Que faire dans cette impasse ? Te plaindre aux autorités alors que plus encore que pour les femmes, ton témoignage ne sera pas pris en compte, raillé même, avec en plus le risque que ça se retourne contre toi. Car ils existent aussi d'autres stéréotypes à déconstruire, de biais à combattre: en particulier celui de la "masculinité toxique", comme si la toxicité était l'apanage des hommes.
Et par miroir, il faudrait croire en la parole des femmes sans condition. "Une femme battue ne ment jamais". Jusqu'au point d'envisager de remettre en cause la présomption d'innocence et cautionner ce système de mise au ban public sans réserve.
Tu réprouves ta violence physique et tu penses parfois au suicide comme unique issue. Et lorsque les statistiques viennent appuyer des interprétations différentes et vont contre la doxa: sur le taux de suicide chez les hommes ou le décalage au niveau des plaintes déposées, par exemple; on viendra t'objecter que c'est une mauvaise interpretation à coup de biais à la carte, qui abondent toujours dans le même sens.
Comme c'est commode. C'est beau la sociologie. Ou encore on te ressortira ce sempiternel refrain comme quoi les hommes sont aussi victimes du patriarcat tout en continuant à les essentialiser et conforter sa propre vision dystopique et misandre.
Non, désolé je ne souscris pas à ce discours victimaire teinté de relativisme, qui contorsionne les chiffres, pour conforter toujours cette même vision "systèmique" de la société.
Salut et à une prochaine peut-être !