Voilà bien le nœud du problème, une incapacité à concevoir ses échanges, sa communication, une présence publique en dehors de l'Internet, ou plus exactement, en dehors de quelques plate-formes qui monopolisent l'attention du plus grand nombre.
Si tu pars du postulat qu'il est très difficile d'avoir une présence publique conséquente en dehors de ces "quelques plate-formes" (et des autres médias de grande diffusion, qui souvent se contentent de répéter ce qui se dit sur Twitter), on comprend mieux comment "invisibilité sur internet" peut se rapprocher de "censure".
Et justement, on a un mot - anglais certes - pour désigner cette expulsion des plate-formes monopolistiques : le deplatforming, qui est notamment évoqué dans ce journal. Ces dernières années, j'ai beaucoup vu revenir ce mantra, en faveur de l'expulsion de Trump de Twitter : "deplatforming works" (et j'ai tendance à croire que c'est vrai). Mais aurait-on besoin du deplatforming si la parole publique n'était pas sous le monopole d'une poignée de plateformes ? C'est en cela que je trouve le billet de Doctorow intéressant, même si il ne fait qu'y répéter ce que j'avais déjà relayé ici.
[^] # Re: Définir "gouvernement"
Posté par Laurent Pointecouteau (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Cory Doctorow : "Cessez de dire que ce n'est pas de la censure si ça ne vient pas du gouvernement". Évalué à 5. Dernière modification le 28 janvier 2021 à 17:23.
Si tu pars du postulat qu'il est très difficile d'avoir une présence publique conséquente en dehors de ces "quelques plate-formes" (et des autres médias de grande diffusion, qui souvent se contentent de répéter ce qui se dit sur Twitter), on comprend mieux comment "invisibilité sur internet" peut se rapprocher de "censure".
Et justement, on a un mot - anglais certes - pour désigner cette expulsion des plate-formes monopolistiques : le deplatforming, qui est notamment évoqué dans ce journal. Ces dernières années, j'ai beaucoup vu revenir ce mantra, en faveur de l'expulsion de Trump de Twitter : "deplatforming works" (et j'ai tendance à croire que c'est vrai). Mais aurait-on besoin du deplatforming si la parole publique n'était pas sous le monopole d'une poignée de plateformes ? C'est en cela que je trouve le billet de Doctorow intéressant, même si il ne fait qu'y répéter ce que j'avais déjà relayé ici.