Et question corollaire, combien de temps avant de prendre un à deux degrés de réchauffement climatique par décennie si on y arrive un jour ?
Bonne question !
L’autre question que je me pose : on arrive à maintenir le truc en fonctionnement à 100 millions de degrés un certain temps. Ouais, cool ! Et 100 millions de degrés, on en fait quoi ?
Parce qu’effectivement, à moins que le problème à résoudre soit justement de réchauffer la planète face à une période glaciaire, encore faut‐il transformer toute cette chaleur en énergie utilisable (typiquement, de l’électricité).
Les centrales actuelles fonctionnent avec une turbine à vapeur d’eau (le principe de base de conversion de la chaleur en énergie est le même que pour les locomotives à vapeur : l’expansion de l’eau quand elle passe à l’état gazeux ; moderne, non ?). Les centrales au plutonium, produisant une chaleur plus importante, utilisaient (je parle au passé pour la France) le sodium comme fluide caloporteur, ce qui est à l’origine d’une partie de leurs problèmes.
Si on avait une solution géniale pour exploiter une chaleur aussi importante que la fusion, on pourrait déjà commencer par l’utiliser pour des réacteurs à plutonium. C’est une technologie bien plus proche d’être exploitable que la fusion et on ne manque pas de plutonium, déchet de la fission de l’uranium.
Avec un système caloporteur assez résistant et à très grosse inertie, on pourrait même envisager de produire la réaction de fusion seulement pendant 20 secondes périodiquement (à supposer qu’elle ne demande pas plus d’énergie pour être lancée qu’elle n’en produirait ainsi).
À mon sens, à moins d’avoir une perspective pour transformer une telle chaleur en énergie utilisable (je n’ai pas entendu dire que ce soit le cas, mais je suis loin d’être spécialiste du domaine), la production et le maintien de la fusion sont des défis stériles.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone
[^] # Et 100 millions de degrés, qu’est‐ce qu’on en fait ?
Posté par Arthur Accroc . En réponse au lien [HS] Fahrenheit 451 peut aller se rhabiller. Évalué à 3.
Bonne question !
L’autre question que je me pose : on arrive à maintenir le truc en fonctionnement à 100 millions de degrés un certain temps. Ouais, cool ! Et 100 millions de degrés, on en fait quoi ?
Parce qu’effectivement, à moins que le problème à résoudre soit justement de réchauffer la planète face à une période glaciaire, encore faut‐il transformer toute cette chaleur en énergie utilisable (typiquement, de l’électricité).
Les centrales actuelles fonctionnent avec une turbine à vapeur d’eau (le principe de base de conversion de la chaleur en énergie est le même que pour les locomotives à vapeur : l’expansion de l’eau quand elle passe à l’état gazeux ; moderne, non ?). Les centrales au plutonium, produisant une chaleur plus importante, utilisaient (je parle au passé pour la France) le sodium comme fluide caloporteur, ce qui est à l’origine d’une partie de leurs problèmes.
Si on avait une solution géniale pour exploiter une chaleur aussi importante que la fusion, on pourrait déjà commencer par l’utiliser pour des réacteurs à plutonium. C’est une technologie bien plus proche d’être exploitable que la fusion et on ne manque pas de plutonium, déchet de la fission de l’uranium.
Avec un système caloporteur assez résistant et à très grosse inertie, on pourrait même envisager de produire la réaction de fusion seulement pendant 20 secondes périodiquement (à supposer qu’elle ne demande pas plus d’énergie pour être lancée qu’elle n’en produirait ainsi).
À mon sens, à moins d’avoir une perspective pour transformer une telle chaleur en énergie utilisable (je n’ai pas entendu dire que ce soit le cas, mais je suis loin d’être spécialiste du domaine), la production et le maintien de la fusion sont des défis stériles.
« Le fascisme c’est la gangrène, à Washington comme en Russie. » — adapté de Renaud, Hexagone