• [^] # Re: Bravo!

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Notre Santé nous appartient !. Évalué à 10.

    Enfin, qui veut-on protéger de quoi ? Certes, il y a des formes graves chez des personnes jeunes, apparemment en bonne santé, mais c'est une minorité.

    Il faut arrêter de croire que le problème du COVID c'est son taux de mortalité directe. Qui est élevé pour une grippe mais comme tu dis, rien d'insurmontable. Son plus gros problème c'est si le système hospitalier est sous l'eau car il génère pas mal de cas (jeunes comme vieux) avec besoin d’hospitalisation.

    Si le système hospitalier ne suit plus, le taux de mortalité va augmenter sévèrement pour la maladie, dont des jeunes qui allaient survivre s'ils avaient une assistance adéquates. Mais le problème aussi c'est pendant des mois (voire plus), les maladies chroniques (type diabète), les maladies avec un traitement long et difficile (genre cancer) seront moins diagnostiqués, moins suivis ou moins bien traités. Les problèmes aigües (accidents de la route ou de la vie, AVC, etc.) ne pourront plus forcément être traités à temps. Un accouchement qui se passe mal aurait moins de chance de bien s'en tirer. Tout ceci génèrerait de nombreux morts mais aussi éventuellement des handicaps faute de soins adaptés. Et cela pour toute tranche d'âge.

    Et je l'ai vu déjà des rendez-vous médicaux importants repoussés car pas assez d'infirmiers ou de médecins disponibles car il y a trop de COVID. Cela ne sera pas sans conséquences, et clairement si on laissait le tout aller sans surveillance le bilan ne serait pas terrible du tout.

    Et je passe outre la pression sur le corps médical qui devrait prendre des décisions très difficiles à savoir qui doit vivre ou mourir. Psychologiquement ils auront du mal pendant longtemps.

    L'extrême majorité des décès est chez des personnes âgées, voire très âgées: leur a-t-on demandé leur avis ? Comment en est-on arrivé à priver des personnes du 4è âge de la SEULE chose qui compte: un dernier contact avec leurs proches, quitte à en mourir. Comment peut-on laisser mourir des vieux en leur niant le droit à la dernière forme d'humanité, une mort digne ?

    Déjà, arrêtons de croire que cela ne concerne que les personnes à qui il restait 6 mois à vivre en maison de repos. Beaucoup de morts (ou de gens qui auront des séquelles lourds) viennent de là, mais pas que. Outre les jeunes, cas plus rares, cela monte drastiquement à partir de 50-60 ans, donc des gens qui travaillent et qui ont des décennies devant eux.

    Ensuite, pour avoir de la famille et des voisins âgés, certains préfèrent mourir du virus mais continuer à vivre comme avant, d'autres préfèrent faire attention quelques mois / un an le temps que cela se calme et profiter de plus de temps encore après avec leurs proches. Ce n'est pas binaire chez eux, il n'y a pas que des vieux qui privilégient leur mode au vie face à la durée de vie pour cet épisode extrême.