Honnêtement, je ne pense pas qu'il faille se prendre la tête plus que nécessaire. D'une part, une règle tacite de politesse professionnelle veut que ça soit l'organisateur de la visioconf qui choisisse la solution logicielle. S'il y a peu de participants, il peut, s'il le souhaite, ouvrir la question ("Est-ce que zoom va à tout le monde?"). S'il ne le fait pas, alors c'est qu'il ne le souhaite pas. En fonction du contexte, on peut parfois échanger sur des points techniques (typiquement, Skype pro qui n'a pas de client pour Linux : "Est-ce qu'il serait possible d'envisager une solutioon alternative?"). S'il s'agit d'une visioconf où on est "demandeur" (négociation d'un contrat, entretien d'embauche...) ou qu'on demande du temps sans contrepartie (sisi, dans le milieu académique, c'est très courant), alors on cherche à emprunter un ordinateur sous Windows.
D'autre part, quand on organise une visioconf, on peut choisir l'outil. Avec quand même, encore, une règle de politesse : on minimise la charge de travail sur les participants, donc soit on propose un client qui s'installe facilement sur tous les systèmes sans galère de dépendances ou de mises à jour, soit on propose une alternative en client web, de préférence sur un serveur qu'on héberge soi-même, histoire de contrôler les problèmes techniques.
Quand c'est du perso, on fait ce qu'on veut. Mais on ne peut rien exiger non plus, et on est souvent amenés à gérer le service après-vente. Quand on demande du temps aux gens (organisation d'une AG pour une association, réunion quelconque), on essaye de leur faciliter la vie. Quand on rend service, on peut attendre un peu plus d'efforts (mais là encore, il faut que la solution technique soit irréprochable, si ça merdoie on va tout se prendre dans la tronche).
Et si on trouve que c'est une compromission que d'accepter d'installer un logiciel proprio sur sa machine, alors on se crée un cercle d'amis très restreint qui partage exactement les mêmes valeurs. D'une manière générale, imposer ses choix de vie aux autres n'est vraiment pas compatible avec le vivre ensemble : quand on est invité à diner, on ne refuse pas de toucher son assiette si ça n'est pas du bio, quand on covoiture, on n'accepte pas de monter parce que ça n'est pas une électrique... C'est un peu la base d'une vie en société, quoi.
# Appliquer les règles de politesse habituelles?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Comment et quoi répondre aux invitations Zoom et Microsoft Team → vs Jitsi Meet. Évalué à 10. Dernière modification le 26 octobre 2020 à 11:02.
Honnêtement, je ne pense pas qu'il faille se prendre la tête plus que nécessaire. D'une part, une règle tacite de politesse professionnelle veut que ça soit l'organisateur de la visioconf qui choisisse la solution logicielle. S'il y a peu de participants, il peut, s'il le souhaite, ouvrir la question ("Est-ce que zoom va à tout le monde?"). S'il ne le fait pas, alors c'est qu'il ne le souhaite pas. En fonction du contexte, on peut parfois échanger sur des points techniques (typiquement, Skype pro qui n'a pas de client pour Linux : "Est-ce qu'il serait possible d'envisager une solutioon alternative?"). S'il s'agit d'une visioconf où on est "demandeur" (négociation d'un contrat, entretien d'embauche...) ou qu'on demande du temps sans contrepartie (sisi, dans le milieu académique, c'est très courant), alors on cherche à emprunter un ordinateur sous Windows.
D'autre part, quand on organise une visioconf, on peut choisir l'outil. Avec quand même, encore, une règle de politesse : on minimise la charge de travail sur les participants, donc soit on propose un client qui s'installe facilement sur tous les systèmes sans galère de dépendances ou de mises à jour, soit on propose une alternative en client web, de préférence sur un serveur qu'on héberge soi-même, histoire de contrôler les problèmes techniques.
Quand c'est du perso, on fait ce qu'on veut. Mais on ne peut rien exiger non plus, et on est souvent amenés à gérer le service après-vente. Quand on demande du temps aux gens (organisation d'une AG pour une association, réunion quelconque), on essaye de leur faciliter la vie. Quand on rend service, on peut attendre un peu plus d'efforts (mais là encore, il faut que la solution technique soit irréprochable, si ça merdoie on va tout se prendre dans la tronche).
Et si on trouve que c'est une compromission que d'accepter d'installer un logiciel proprio sur sa machine, alors on se crée un cercle d'amis très restreint qui partage exactement les mêmes valeurs. D'une manière générale, imposer ses choix de vie aux autres n'est vraiment pas compatible avec le vivre ensemble : quand on est invité à diner, on ne refuse pas de toucher son assiette si ça n'est pas du bio, quand on covoiture, on n'accepte pas de monter parce que ça n'est pas une électrique... C'est un peu la base d'une vie en société, quoi.