• # Simulations

    Posté par . En réponse au journal Numérique et confinement. Évalué à 9.

    Ensuite, les publications scientifiques basées sur des simulations numériques justifiant l'efficacité du confinement

    Sans numérique, au lieu de faire des simulations, des applications et chercher des chiffres mêmes sous les pierres, ils auraient pu se contenter de regarder à la main quelques stats d'épidémies passées : ils se seraient rendus compte que les grosses villes avec métro, transports publics bondés et autres lieux mal aérés, avec concentration sur-élevée de personnes âgées, c'est problématique (oui, pas besoin de stats en fait pour conclure tout ça). Plutôt qu'attendre les résultats de ces simulations pour investir en retard dans la destruction de l'économie et des libertés de circulation et de réunion, ils auraient investi plutôt dans l'aération des lieux fermés clés (métro, écoles, etc.), la production de masques pour utiliser dans ces lieux-là aux périodes clés ; ils auraient recommandé aux personnes âgées d'éviter ces lieux comme la peste, tout en investissant dans le système de santé qui manque de moyens. Cerise sur le gâteau, ils auraient ainsi regagné un peu la confiance de la population qui aurait donc mieux suivi les recommandations.

    En vrai, je doute qu'ils auraient fait tout ça non plus. Mais oui, le numérique permet de faire accepter plus facilement de vivre isolé. Et même si le numérique permet de mieux se documenter de façon a priori moins biaisée, en pratique il permet aussi de mieux se faire peur de façon très biaisée, car la médiatisation est biaisée vers le négatif (vers lequel on est déjà naturellement biaisés) et, même sans ça, le cerveau humain gère très mal les statistiques : je parie que la plupart ne ressortent pas de cette médiatisation avec l'idée que dans une bonne moitié des pays d'europe il ne s'est rien passé d'exceptionnel cette année.

    Après, on aurait quand même peut-être eu au moins un couvre-feu pour éviter que les enfants se contaminent à l'école et les travailleurs dans le métro... ah non, zut c'est pas ça.