Je n'ai absolument pas de chiffre. J'ai simplement des effets pervers à exposer ; je pense que ça ne te satisfera pas. Outre les pattent trolls, que contrairement à toi je pense inhérent au système, le principal problème que je vois aux brevets, ce sont les déséquilibres entre les possesseurs de brevets.
Un brevet n'a d'intérêt que si tu le défend. Or, cela coute cher. Potentiellement très cher, surtout quand en face de toi tu as un géant qui as les moyens de faire trainer, alors que tu es une startup pour qui le temps est une donnée cruciale. Donc il faut être sûr que ta défense en vaut le coup, qu'elle va être suffisamment rapide pour te permettre d'arriver au marché avant qu'un concurrent développe un idée similaire mais différemment.
De plus, au moins en Europe, la justice a tendance à indemniser sur la base du potentiel chiffre d'affaire que tu n'as pas réalisé. Si tu es 5 gus dans un garage, tu sera indemnisé sur la base de ce que tu aurais pu vendre dans ces conditions, ce qui, surtout dans le cas d'un objet physique, sera largement moins que les millions de pièces qu'aurait pu vendre une grande industrie. Et dans le cas d'un logiciel, qui va gagner le plus : le nouveau logiciel de dessin qui intègre son algo top génial ou Adobe qui intègre la nouvelle fonctionnalité dans Photoshop ?
Ces deux éléments font qu'à mon avis, le système des brevets, dans sa forme actuelle, est très largement en faveur des grosses entreprises bien établies par rapport au petit inventeur qui a une idée brillante. Je pense donc qu'aujourd'hui, pour la plupart des startup, le principal intérêt d'un brevet c'est que les investisseurs aiment bien, que quand tu n'en as pas tu passes ton temps à justifier pourquoi au lieu de parler accès au marché. En fait pour la plupart des startup, même hyper innovante, il vaudrait bien mieux se focaliser sur la réalisation du produit que sur la rédaction (longue et couteuse) d'un brevet qui ne sera jamais défendu...
De ce que j'en ai lu, la situation aux US est assez similaire, donc je ne pense pas qu'il y ait une relation forte de cause à effet entre les brevets logiciels et la création de startup, mais je peux me tromper et je n'ai pas d'étude chiffrée à te proposer.
[^] # Re: Eeeeuuuhhh
Posté par aiolos . En réponse au journal La FFII appelle aux dons contre le Brevet Logiciel Unitaire. Évalué à 9.
Je n'ai absolument pas de chiffre. J'ai simplement des effets pervers à exposer ; je pense que ça ne te satisfera pas. Outre les pattent trolls, que contrairement à toi je pense inhérent au système, le principal problème que je vois aux brevets, ce sont les déséquilibres entre les possesseurs de brevets.
Un brevet n'a d'intérêt que si tu le défend. Or, cela coute cher. Potentiellement très cher, surtout quand en face de toi tu as un géant qui as les moyens de faire trainer, alors que tu es une startup pour qui le temps est une donnée cruciale. Donc il faut être sûr que ta défense en vaut le coup, qu'elle va être suffisamment rapide pour te permettre d'arriver au marché avant qu'un concurrent développe un idée similaire mais différemment.
De plus, au moins en Europe, la justice a tendance à indemniser sur la base du potentiel chiffre d'affaire que tu n'as pas réalisé. Si tu es 5 gus dans un garage, tu sera indemnisé sur la base de ce que tu aurais pu vendre dans ces conditions, ce qui, surtout dans le cas d'un objet physique, sera largement moins que les millions de pièces qu'aurait pu vendre une grande industrie. Et dans le cas d'un logiciel, qui va gagner le plus : le nouveau logiciel de dessin qui intègre son algo top génial ou Adobe qui intègre la nouvelle fonctionnalité dans Photoshop ?
Ces deux éléments font qu'à mon avis, le système des brevets, dans sa forme actuelle, est très largement en faveur des grosses entreprises bien établies par rapport au petit inventeur qui a une idée brillante. Je pense donc qu'aujourd'hui, pour la plupart des startup, le principal intérêt d'un brevet c'est que les investisseurs aiment bien, que quand tu n'en as pas tu passes ton temps à justifier pourquoi au lieu de parler accès au marché. En fait pour la plupart des startup, même hyper innovante, il vaudrait bien mieux se focaliser sur la réalisation du produit que sur la rédaction (longue et couteuse) d'un brevet qui ne sera jamais défendu...
De ce que j'en ai lu, la situation aux US est assez similaire, donc je ne pense pas qu'il y ait une relation forte de cause à effet entre les brevets logiciels et la création de startup, mais je peux me tromper et je n'ai pas d'étude chiffrée à te proposer.