La première est vile flatterie, je n'y répondrais pas :P
Mais je réponds à la deuxième :
La production de chaque émission me prend beaucoup de temps. Certaines largement plus que d'autres, et je pense notamment à la série vers la radio numérique en ce moment, sur laquelle j'ai justement une dead line : le lancement des bouquets DAB+ locaux à Toulouse le jeudi 5 novembre à 10h. Un CPU était prévu exceptionnellement en direct dans le Salon de la Radio de Toulouse qui était programmé le même jour, avec des représentants de législateurs (CSA, ANFR), mais finalement, l'orga de ce salon a complètement changé, pour des raisons évidentes. Finalement, on fera autrement, et j'ai une surprise pour les habitués de linuxfr à ce sujet.
Quand je produis un sujet complètement écrit, comme celui sur les petites histoires de la cryptographie, l'écriture de chaque émission m'a pris 6 mois, avec beaucoup de vérifications derrière (je dois avouer que la première a été écrite en mode "yolo", à partir d'une de mes conférences humoristiques).
Et oui, tu as bien compris que je dois "sentir" le sujet, au sens que je me documente, je demande aux autres animateurs d'en faire pareil voire qu'on expérimente (on n’en est qu'à notre deuxième brassin, néanmoins). J'avance un peu sur Elixir, et je dois me remettre à Rust.
D'autres sujets sont donc produits en avance, parfois parce qu'il y a une disponibilité des invités, de l'équipe et que le sujet est "facile" à pré-produire.
Avoir des émissions d'avance est devenu très critique pour que CPU n'aie pas de gros trous pour n'importe quelle raison. Faire une émission hebdomadaire, et n'avoir que des rediffs pendant 4 semaines en Mai me désole à chaque fois. Cette année, on a tourné sur notre réserve dès début avril, résultat : Mai et juin, on n'avait rien sous la main car j'étais complètement saturé de travail (celui qui me sustente).
La première saison a été produite en flux tendu : enregistrée en extérieur, en public, deux jours avant diffusion. C'était excitant, mais littéralement épuisant, intenable. Notamment l'immense difficulté de trouver un lieu et de mobiliser suffisamment de personnes.
Autre problème, la qualité de son n'était pas satisfaisante pour moi, et donc plus le temps de remonter, corriger, équilibrer.
On est donc passé à des enregistrements groupés, par 2 ou 3 émissions en public, ce qui permet accessoirement que des invités fassent découvrir des sujets à un public venu pour un autre.
J'essaie d'avoir au moins 4 semaines d'avance, pour préparer les émissions sans stress, voire me prendre un bon gros week-end rien que pour moi.
Il y a des fois où on casse le plan prévu pour suivre l'actualité... Voire qu'on se fait dépasser involontairement. L'émission The mother of all demos a été diffusée un an trop tard, parce que j'ai cherché un invité francophone pendant 18 mois, et que 8 se sont désistés : « Tu as mieux potassé le sujet que moi ». Celle sur Vilém Flusser, Élise me signale l'avant-veille qu'on était le centenaire de l'anniversaire de Vilém Flusser. J'aurais pu pousser pour que la diff se face la bonne semaine, et pas 8 jours après, mais à la ré-écoute, il y avait un élément sonore que j'ai voulu recorriger, et à raison.
Donc, oui, on enregistre un mois à l'avance. Et si en radio, c'est rare, sachez que les docus en TV sont enregistrés encore plus tôt.
[^] # Re: Bravo
Posté par Da Scritch (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal CPU Ex0146 PHP8 tout neuf. Évalué à 5. Dernière modification le 20 octobre 2020 à 13:50.
La première est vile flatterie, je n'y répondrais pas :P
Mais je réponds à la deuxième :
La production de chaque émission me prend beaucoup de temps. Certaines largement plus que d'autres, et je pense notamment à la série vers la radio numérique en ce moment, sur laquelle j'ai justement une dead line : le lancement des bouquets DAB+ locaux à Toulouse le jeudi 5 novembre à 10h. Un CPU était prévu exceptionnellement en direct dans le Salon de la Radio de Toulouse qui était programmé le même jour, avec des représentants de législateurs (CSA, ANFR), mais finalement, l'orga de ce salon a complètement changé, pour des raisons évidentes. Finalement, on fera autrement, et j'ai une surprise pour les habitués de linuxfr à ce sujet.
Quand je produis un sujet complètement écrit, comme celui sur les petites histoires de la cryptographie, l'écriture de chaque émission m'a pris 6 mois, avec beaucoup de vérifications derrière (je dois avouer que la première a été écrite en mode "yolo", à partir d'une de mes conférences humoristiques).
Et oui, tu as bien compris que je dois "sentir" le sujet, au sens que je me documente, je demande aux autres animateurs d'en faire pareil voire qu'on expérimente (on n’en est qu'à notre deuxième brassin, néanmoins). J'avance un peu sur Elixir, et je dois me remettre à Rust.
D'autres sujets sont donc produits en avance, parfois parce qu'il y a une disponibilité des invités, de l'équipe et que le sujet est "facile" à pré-produire.
Avoir des émissions d'avance est devenu très critique pour que CPU n'aie pas de gros trous pour n'importe quelle raison. Faire une émission hebdomadaire, et n'avoir que des rediffs pendant 4 semaines en Mai me désole à chaque fois. Cette année, on a tourné sur notre réserve dès début avril, résultat : Mai et juin, on n'avait rien sous la main car j'étais complètement saturé de travail (celui qui me sustente).
La première saison a été produite en flux tendu : enregistrée en extérieur, en public, deux jours avant diffusion. C'était excitant, mais littéralement épuisant, intenable. Notamment l'immense difficulté de trouver un lieu et de mobiliser suffisamment de personnes.
Autre problème, la qualité de son n'était pas satisfaisante pour moi, et donc plus le temps de remonter, corriger, équilibrer.
On est donc passé à des enregistrements groupés, par 2 ou 3 émissions en public, ce qui permet accessoirement que des invités fassent découvrir des sujets à un public venu pour un autre.
J'essaie d'avoir au moins 4 semaines d'avance, pour préparer les émissions sans stress, voire me prendre un bon gros week-end rien que pour moi.
Il y a des fois où on casse le plan prévu pour suivre l'actualité... Voire qu'on se fait dépasser involontairement. L'émission The mother of all demos a été diffusée un an trop tard, parce que j'ai cherché un invité francophone pendant 18 mois, et que 8 se sont désistés : « Tu as mieux potassé le sujet que moi ». Celle sur Vilém Flusser, Élise me signale l'avant-veille qu'on était le centenaire de l'anniversaire de Vilém Flusser. J'aurais pu pousser pour que la diff se face la bonne semaine, et pas 8 jours après, mais à la ré-écoute, il y avait un élément sonore que j'ai voulu recorriger, et à raison.
Donc, oui, on enregistre un mois à l'avance. Et si en radio, c'est rare, sachez que les docus en TV sont enregistrés encore plus tôt.