Beaucoup de langues ayant un système ayant un système de genre grammatical forcent beaucoup de mots à rentrer dans une des catégories, même quand le système a priori ne les concernerait pas : ce qui décide à la fin, c'est la chance et des considérations comme la phonétique
Un bon exemple est le prénom Thomas qui est décliné au féminin au latin. Pourquoi ? Parce que la déclinaison latine est celle qui se termine en -a au nominatif. Ce prénom est « étranger » au latin, c’est un mot araméen qui signifie jumeau: Toma, donc pour conserver la prononciation du prénom un latin écrivait Thoma.
Ce qui est amusant c’est que le h du Th et le s viendrait d’une transcription du grec Thomas qui reprend la prononciation araméenne, alors que le mot grec « Didymos » était aussi utilisé (et latinisé) en tant que « Didymus » comme nom pour l’apôtre Thomas. Les latins n’ont finalement pas gardé Didymus ni une variante de geminus (le mot latin pour jumeau), alors que les latins ont traduit Kephas (pierre) en Petrus (pierre) pour conserver le sens du mot, alors qu’ils auraient aussi pu retranscrire kephas comme ils ont fait pour Thomas, mais il est vrai que conserver le sens du mot Pierre était essentiel sur le plan théologique.
Bref, si tu lis ce commentaire, c’est que tu t’es encore perdu sur Internet !
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[^] # Re: Distance entre l'oral et l'écrit
Posté par Thomas Debesse (site web personnel, Mastodon) . En réponse au lien Une "écriture excluante" qui "s’impose par la propagande". Évalué à 9. Dernière modification le 20 septembre 2020 à 19:40.
Un bon exemple est le prénom Thomas qui est décliné au féminin au latin. Pourquoi ? Parce que la déclinaison latine est celle qui se termine en
-aau nominatif. Ce prénom est « étranger » au latin, c’est un mot araméen qui signifie jumeau: Toma, donc pour conserver la prononciation du prénom un latin écrivait Thoma.Ce qui est amusant c’est que le
hduThet lesviendrait d’une transcription du grec Thomas qui reprend la prononciation araméenne, alors que le mot grec « Didymos » était aussi utilisé (et latinisé) en tant que « Didymus » comme nom pour l’apôtre Thomas. Les latins n’ont finalement pas gardé Didymus ni une variante de geminus (le mot latin pour jumeau), alors que les latins ont traduit Kephas (pierre) en Petrus (pierre) pour conserver le sens du mot, alors qu’ils auraient aussi pu retranscrire kephas comme ils ont fait pour Thomas, mais il est vrai que conserver le sens du mot Pierre était essentiel sur le plan théologique.Bref, si tu lis ce commentaire, c’est que tu t’es encore perdu sur Internet !
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