• [^] # Re: Séparé

    Posté par . En réponse au journal vers un sciencefr.org ?. Évalué à 8.

    au nom de la méthode, environ 25 personnes sont mortes pour tester des « bras » expérimentaux qu’on savait (en tout cas selon lui) dangereux

    2 possibilités : soit on sait qu'ils sont dangereux et on ne les teste pas. C'est un devoir pour tout investigateur clinique d'informer son patient des risques encourus et de ne pas lui proposer un traitement qu'il sait être délétère. Ou alors on n'a pas de raison de penser qu'ils sont dangereux et on en espère un bénéfice, et dans ce cas, oui, il faut tester.

    Raoult a beau jeu de dire "les autres traitements étaient dangereux", mais le fait que lui, seul, sans données, s'agite dans son bureau n'est pas un argument scientifique. L'argument scientifique découle soit d'une théorie solide (exemple alakon : personne n'a proposé l'arsenic car on sait d'emblée que c'est dangereux), soit de l'expérience. Et l'expérience, on ne l'avait pas, quant à la théorie solide, ça tombe à l'eau avec des traitements déjà validés

    Et c’est sans parler du désastre de l’étude-qui-tranchait-tout du Lancet.

    Qui n'est un désastre que pour ceux qui choisissent de le voir comme tel. Une étude a été publiée, le journal n'avait aucune raison a priori de suspecter la mauvaise foi des auteurs. Quand des doutes ont été émis, ce qui a été rendu possible par le grand nombre de lecteurs (vu que l'étude était devenue publique), ce sont deux des auteurs eux-mêmes qui ont demandé la rétractation.

    Un essai clinique de qualitay a été publié peu après et celui-ci a effectivement permis de trancher (et d'éliminer l'hydroxychloroquine). Mais de celui-ci, on n'a plus entendu parler, pas parce que les médias sont de mauvaise foi, mais parce qu'ils étaient échaudés.

    Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.