est-ce aux politiciens ou aux historiens de dire quelle est la verité historique? Est-ce productif d'interdire le débat?
Les historiens sont tous d'accord sur la « vérité historique » concernant l'extermination systématique, notamment, d'environ les deux tiers des Juifs d'Europe par l'Allemagne nazie.
Ils ne sont pas tous d'accord sur les « lois mémorielles ».
Parmi les adversaires de la loi dite Gayssot(1), des historiens très peu suspects de sympathie pour les négationnistes affirment que « l'historien n'accepte aucun dogme ».
Parmi les partisans, certains rappellent que la loi ne dicte pas la réalité historique, mais qu'elle en prend acte, et qu'elle s'y adosse.
L'argument selon lequel la loi fixerait une « vérité historique officielle » a largement été repris et détourné par les négationnistes pour semer le doute sur les faits établis.
Si le politicien ne peut pas établir la réalité historique, il doit en revanche remarquer que la contestation de crimes contre l'humanité est un support de l'incitation à la haine raciale qui, elle, est de son ressort, comme le fait que le négationnisme a pour but de nier aux victimes, justement, ce statut de victime.
(1) Ce sont les négationnistes comme Faurisson qui l'appellent la « loi Fabius-Gayssot ».
certains crimes contre l'humanité sont contestables selon la loi, d'autres non, n'est-ce pas compliqué à tenir sur le long terme?
Je ne sais pas à quoi tu fais allusion. La loi utilise la définition des crimes contre l'humanité du statut du Tribunal militaire international de Nuremberg.
[^] # Re: La poire et la pomme
Posté par symp . En réponse au journal GitHub remplace la branche master par main. Évalué à 1.
Les historiens sont tous d'accord sur la « vérité historique » concernant l'extermination systématique, notamment, d'environ les deux tiers des Juifs d'Europe par l'Allemagne nazie.
Ils ne sont pas tous d'accord sur les « lois mémorielles ».
Parmi les adversaires de la loi dite Gayssot(1), des historiens très peu suspects de sympathie pour les négationnistes affirment que « l'historien n'accepte aucun dogme ».
Parmi les partisans, certains rappellent que la loi ne dicte pas la réalité historique, mais qu'elle en prend acte, et qu'elle s'y adosse.
L'argument selon lequel la loi fixerait une « vérité historique officielle » a largement été repris et détourné par les négationnistes pour semer le doute sur les faits établis.
Si le politicien ne peut pas établir la réalité historique, il doit en revanche remarquer que la contestation de crimes contre l'humanité est un support de l'incitation à la haine raciale qui, elle, est de son ressort, comme le fait que le négationnisme a pour but de nier aux victimes, justement, ce statut de victime.
(1) Ce sont les négationnistes comme Faurisson qui l'appellent la « loi Fabius-Gayssot ».
Je ne sais pas à quoi tu fais allusion. La loi utilise la définition des crimes contre l'humanité du statut du Tribunal militaire international de Nuremberg.