Je pense que l'argument "consommer responsable" n'a aucune efficacité pour changer les conditions de travail et est un privilège de csp+ qui est teinté de mépris de classe. Quand tu n'en as pas les moyens mais qu'il te faut un téléphone, tu prends les bas prix, parce que tu n'as juste pas le choix.
Des gens que je connais, il sert aussi beaucoup à se dédouaner de toute activisme radical et collectif, en ayant l'impression de faire tout le nécessaire, sa BA.
Dans des campagnes de boycott massives, en appui à d'autres formes de lutte, il peut avoir un impact, mais pas en général.
Et puis les entreprises sociales ne sont pas exemptes d'une politique antisalariale. En témoigne Biocoop dont les salariés parisiens ont lancé un mouvement de grève récemment. Ce n'est pas la Chine, mais il ne faut pas non plus idéaliser les rapports sociaux de ces entreprises qui restent soumises aux lois économiques capitalistes.
Je ne feins pas d'ignorer que des individus souffrent au travail, voire y laissent leur vie. Je suis syndiqué, je milite au quotidien pour améliorer les conditions de travail, les miennes mais surtout celles des autres. Je suis d'avis que les mots d'ordre, pour qu'ils soient entendables par la majorité, ne doivent pas de facto exclure les premières victimes du système.
[^] # Re: linux
Posté par Pif le Chien . En réponse au journal GitHub remplace la branche master par main. Évalué à -2.
Je pense que l'argument "consommer responsable" n'a aucune efficacité pour changer les conditions de travail et est un privilège de csp+ qui est teinté de mépris de classe. Quand tu n'en as pas les moyens mais qu'il te faut un téléphone, tu prends les bas prix, parce que tu n'as juste pas le choix.
Des gens que je connais, il sert aussi beaucoup à se dédouaner de toute activisme radical et collectif, en ayant l'impression de faire tout le nécessaire, sa BA.
Dans des campagnes de boycott massives, en appui à d'autres formes de lutte, il peut avoir un impact, mais pas en général.
Et puis les entreprises sociales ne sont pas exemptes d'une politique antisalariale. En témoigne Biocoop dont les salariés parisiens ont lancé un mouvement de grève récemment. Ce n'est pas la Chine, mais il ne faut pas non plus idéaliser les rapports sociaux de ces entreprises qui restent soumises aux lois économiques capitalistes.
Je ne feins pas d'ignorer que des individus souffrent au travail, voire y laissent leur vie. Je suis syndiqué, je milite au quotidien pour améliorer les conditions de travail, les miennes mais surtout celles des autres. Je suis d'avis que les mots d'ordre, pour qu'ils soient entendables par la majorité, ne doivent pas de facto exclure les premières victimes du système.