• [^] # Re: Une analyse clef Allen?

    Posté par . En réponse à la dépêche Hommage à Frances Allen. Évalué à 10.

    Pendant une période de ma vie, j'étais (削除) sur un projet personnel (削除ここまで) au chômage et du coup c'est moi qui m'occupais des enfants : j'allais les chercher à l'école, je rencontrais les profs, j'accompagnais dans les sorties, etc, aussi je mettais toujours mes coordonnées en premier dans les contacts. Et bien c'était toujours mon épouse que le personnel administratif (essentiellement féminin) appelait, voire lui laissait un message car elle n'était jamais dispo, mais moi on ne m'appelait jamais. Une fois une maîtresse appelle, tombe sur moi et demande à parler à mon épouse, je demande pourquoi : "pour accompagner les enfants lors d'une sortie, est-ce que votre épouse serait disponible ?", sans même me poser la question. J'ai répondu que moi je pouvais venir, si j'étais accepté.
    Autre exemple : à la remise du bulletin scolaire l'année dernière, un papa s'est plaint de ne jamais recevoir le bulletin de sa fille. La mère et lui-même étant séparés, il n'a jamais reçu (en 4 ans) les bulletins de sa fille à son adresse, ils vont toujours chez la maman.
    Ce sont des anecdotes qui ne reflètent pas l'ensemble de la société bien sûr, mais le sexisme ça marche dans les deux sens.

    Pour ce qui est de l'abandon de l'informatique par les filles et plus généralement du peu de filles dans les écoles d'ingénieur. Les "féministes" y voient un complot anti-femmes mené par les hommes. Je ne nie pas l'existence de préjugés anciens et toujours existants qui font que les filles sont incitées à faire autre chose que des études scientifiques ou de l'informatique.
    Mais je pense que la situation a évolué et que les filles, tout au moins dans la culture française laïque, sont majoritairement libres de leurs choix. Elles ne sont plus "de pauvres choses" qu'on oblige à faire de la couture alors qu'elles voudraient être plombier ou maçon (j'exagère). Je pense que la plupart se détournent des études d'informatique ou d'études scientifiques parce que généralement cela ne les intéresse pas, et je ne les en blâme pas d'ailleurs, ces formations étant de moins en moins populaires parmi les jeunes, alors que quand moi j'étais jeune, c'était ce que tout le monde voulait faire (surtout l'informatique).
    Dans le lycée de mon fils en première, il existe une terminale "étoile" réservée aux meilleurs élèves de première, dans le but de les préparer au mieux à la prépa. Trois élèves ont été sélectionnés dans sa classe : deux garçons et une fille. La fille a refusé d'y aller, car elle ne souhaitait pas faire davantage de maths en prenant l'option correspondante. Mon fils voulait y aller mais il n'a pas été pris...
    Par rapport au choix de l'informatique, j'ai demandé à mon fils de première ce que lui et ses camarades de classe voulaient faire, et il m'a dit qu'il y en a peu qui veulent faire de l'informatique, et généralement ceux qui envisagent cette carrière c'est parce qu'ils n'ont pas vraiment d'idées sur ce qu'ils veulent faire.
    Le travail dans l'informatique ne fait plus rêver, c'est un fait qui n'est pas propre aux filles, simplement comme elles sont moins technophiles que les garçons (ce n'est pas un jugement de valeur, c'est un fait confirmé par les statistiques), elles ont moins tendance à aller vers l'informatique.