Je ne dis pas que le GIEC prouve quoique ce soit, mais le fait que cette institution respectée pour ce sujet ait du mal à dégager des scénarios selon eux réalistes de respecter les engagements de Paris tout en ayant peu ou plus de nucléaire montre bien que c'est compliqué et que s'en passer ne sera pas une sinécure.
Autant sur la partie scientifique on peut avoir plus ou moins confiance dans les résultats (en faisant gaffe car des adjectifs subjectifs parfois inutilement optimistes ou pessimistes se glissent dans les introductions, conclusions et interprétations), autant dans un sujet comme celui-ci, probablement sujet à des biais externes variés et des pressions, je me garderais bien d'avoir trop confiance en des projections lointaines : sur ce genre de sujets, une projection peut même avoir un effet prophétique (la projection provoque la réaction des pays : c'est d'ailleurs une des raisons pour faire des projections). Se faire une idée en consultant les rapports sur les données passées et les tendances actuelles, ok, mais au-delà, j'avoue ne pas faire trop confiance sur ce sujet.
Je ne suis pas spécialement optimiste pour le nucléaire, c'est même une projection plutôt en accord avec les études qu'on peut avoir sur le sujet dont le GIEC
J'appelle ça être optimiste : miser sur des projections d'amélioration plutôt soudaine (par rapport aux vingt dernières années) et qui dépendent de contraintes politiques et sociétales. C'est un peu une attitude de commerçant qui mise sur l'évolution du prix des produits pour faire une affaire.
Je ne sais pas si tu réalises ce que cela signifie concrètement diviser la consommation par 5. C'est vraiment difficile comme exercice. Même les crises les plus fortes (2009 ou l'actuelle) n'ont fait fléchir que de quelques pourcent la consommation du moment seulement.
Bien sûr, c'est sous l'hypothèse d'un changement de système. Ceci dit, c'est un peu de toutes façons une hypothèse nécessaire dans tous les scénarios politiquement corrects, il me semble : si on peut pas espérer plus de quelques pourcent, alors on sera loin des réductions estimées nécessaires, c'est pas un peu plus de nucléaire ou moins qui irait changer la donne dans ce cas (à part si on veut quelques catastrophes nucléaires en prime qui seront plus probables dans une société déjà en difficulté et avec d'autres préoccupations que le maintient des centrales).
Honnêtement, en pratique, sans changement de système, on peut juste espérer que les réductions CO2 estimées nécessaires sont grandement sur-estimées :-)
Pour passer à 5-10% de la consommation actuelle pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire, c'est une facture de l'ordre de 80 000€ soit la moitié de la valeur du bien. C'est énorme.
Et pour passer à 20% ? Je m'attends pas à ce que tu cherches les données exactes, ce que je veux dire, c'est que bon, faut définir exactement ce qu'on veut, sinon un prix n'est pas très parlant. Et puis peut-être que pour le chauffage c'est plus difficile et qu'il faut se contenter de réduire à 40%, mais que pour les transports on réussit jusqu'à 10% : bref, c'est complexe, mais ce qui est clair c'est qu'on peut faire beaucoup mieux, pas juste quelques pourcents, et sans sacrifier forcément du confort, parfois un peu moins bien parfois mieux. Honnêtement, pour ce qui est du transport, une restructuration de la société actuelle permettrait de réduire tout en gagnant du confort : moins de bruit, moins de camions, moins de pollution, moins de distance entre travail/logement, moins de préoccupations liées à la maintenance, adieu les cartes de réduction, contrôleurs etc. avec les transports gratuits. Oui, ça demande un changement de fond, mais, je répète, il paraît que c'est nécessaire pour sauver la planète, j'invente rien :-)
[^] # Re: N'importe quoi...
Posté par anaseto . En réponse au lien Électricité bas carbone et vision politique en cette période de canicule. Évalué à 1.
Autant sur la partie scientifique on peut avoir plus ou moins confiance dans les résultats (en faisant gaffe car des adjectifs subjectifs parfois inutilement optimistes ou pessimistes se glissent dans les introductions, conclusions et interprétations), autant dans un sujet comme celui-ci, probablement sujet à des biais externes variés et des pressions, je me garderais bien d'avoir trop confiance en des projections lointaines : sur ce genre de sujets, une projection peut même avoir un effet prophétique (la projection provoque la réaction des pays : c'est d'ailleurs une des raisons pour faire des projections). Se faire une idée en consultant les rapports sur les données passées et les tendances actuelles, ok, mais au-delà, j'avoue ne pas faire trop confiance sur ce sujet.
J'appelle ça être optimiste : miser sur des projections d'amélioration plutôt soudaine (par rapport aux vingt dernières années) et qui dépendent de contraintes politiques et sociétales. C'est un peu une attitude de commerçant qui mise sur l'évolution du prix des produits pour faire une affaire.
Bien sûr, c'est sous l'hypothèse d'un changement de système. Ceci dit, c'est un peu de toutes façons une hypothèse nécessaire dans tous les scénarios politiquement corrects, il me semble : si on peut pas espérer plus de quelques pourcent, alors on sera loin des réductions estimées nécessaires, c'est pas un peu plus de nucléaire ou moins qui irait changer la donne dans ce cas (à part si on veut quelques catastrophes nucléaires en prime qui seront plus probables dans une société déjà en difficulté et avec d'autres préoccupations que le maintient des centrales).
Honnêtement, en pratique, sans changement de système, on peut juste espérer que les réductions CO2 estimées nécessaires sont grandement sur-estimées :-)
Et pour passer à 20% ? Je m'attends pas à ce que tu cherches les données exactes, ce que je veux dire, c'est que bon, faut définir exactement ce qu'on veut, sinon un prix n'est pas très parlant. Et puis peut-être que pour le chauffage c'est plus difficile et qu'il faut se contenter de réduire à 40%, mais que pour les transports on réussit jusqu'à 10% : bref, c'est complexe, mais ce qui est clair c'est qu'on peut faire beaucoup mieux, pas juste quelques pourcents, et sans sacrifier forcément du confort, parfois un peu moins bien parfois mieux. Honnêtement, pour ce qui est du transport, une restructuration de la société actuelle permettrait de réduire tout en gagnant du confort : moins de bruit, moins de camions, moins de pollution, moins de distance entre travail/logement, moins de préoccupations liées à la maintenance, adieu les cartes de réduction, contrôleurs etc. avec les transports gratuits. Oui, ça demande un changement de fond, mais, je répète, il paraît que c'est nécessaire pour sauver la planète, j'invente rien :-)