• # Pas du tout, en effet.

    Posté par . En réponse au message Invalidation du privacy shield. Évalué à 1.

    [disclaimer : je ne suis pas juriste, merci à ceux qui apporteront des précisions ou me corrigeront]

    Plusieurs thématiques dans ce post :

    • celle du RGPD, règlement européen de 2016, qui traite du transfert de données personnelles de résidents UE vers d'autres pays explicitement dans ses articles 44-49. En bref, le transfert n'est possible que vers les pays respectant le RGPD (pour faire court, les données ne sont traitées que pour la seule finalité de départ, pas de transfert à un tiers, commercial ou étatique, sans consentement de l'usager). Beaucoup de pays intègrent la liste (via accord d'adéquation, le privacy shield en fait partie). https://www.cnil.fr/fr/transferts-de-donnees-hors-ue-ce-qui-change-avec-le-reglement-general-sur-la-protection-des-donnees

    Le Cloud Act (loi fédérale US) permettant le transfert de données vers les autorités, un accord international (le Privacy Shield) a été mis en place pour encadrer juridiquement les transferts de données personnelles EU-US.

    Les grosses sociétés proposant du Saas (Microsoft...) ont réagi rapidement à cette décision, indiquant que l'imbroglio juridique est en cours, mais que les clients peuvent être rassurés, bien sûr.

    • le consentement de l'étudiant : difficile pour l'étudiant de s'opposer au traitement de ses données personnelles, ces traitements sont nécessaires (intérêt légitime, ou nécessité, dans le cadre administratif, pour l'école de répondre à ses obligations légales), ils ont donc une base juridique établie. La Cnil est claire là-dessus.
      L'étudiant peut par contre demander la copie de ses données (les rectifier, etc) et liste des traitements associés en contactant le délégué de protection de données désigné par l'école.

    • enfin, le point de vue de l'école :
      Entre deux risques :

      • le risque que l'administration US accède aux données personnelles des élèves.
      • le risque que les données fuitent dans la nature parce qu'elles ont été hébergées en interne, ou chez un hébergeur sous-traitant qui ne respecte pas le RGS de l'Ansii, puis piratées.

    Il convient de choisir le moindre risque. Le bon sens consiste évidemment à choisir un hébergeur français certifié, pour obtenir le niveau de protection adéquat et le respect complet du rgpd, mais l'école n'est pas dans l'illégalité en choisissant un sous-traitant international. L'articulation US-UE reste une zone d'ombre juridique.