Dans la vision marxiste, le travail n'est-il pas le seul moyen de créer de la richesse (avec la Nature) ? Dans la perte de repères autour de l'emploi, il y a justement l'utilité finale de la richesse créée: autant le produit fini que la plus-value rapportée à l'entité propriétaire des moyens de productions.
Le problème avec le produit fini, c'est que bien souvent il ne va servir à rien d'utile, voire même être nocif à la Société. Le travail le plus utile à la Société, en France, est fait par les services publics, donc idéalement un service rendu pour tout le monde. Mais il y a aussi dans ces activités une grande perte de repères car toutes les politiques menées depuis des décennies, vont dans le sens de l'éloignement du service public du public lui-même. De nombreuses fonctionnaires (ou même contractuel-le-s) ne se retrouvent plus dans leurs missions quand il leur est imposé de ne plus être disponible, de chercher à facturer tout et n'importe qui, de sélectionner ce qui va rapporter, bref de devenir rentable non pas en terme de service rendu, mais de supposé coût. La police est un des exemples les plus criants amenant à un malaise profond entre la profession régalienne de sécurité et la population.
Dans le privé c'est pareil, il y a un éloignement du projet global de l'entreprise pour laquelle on bosse (et encore plus quand on est "indépendant" ou prestataire), d'où une perte d'envie. Face à ces problèmes il a été tenté différentes solutions de "management" plus ou moins venteuses, mais qui n'ont qu'un seul but continuer à faire bosser plus, pour moins de sous investis et récupérer plus de plus-value.
Ces plus-values sont justement un autre versant du problème. Plus précisément c'est leur captation in-fine par une poignée de personnes qui est problématique. Ces personnes n'ont qu'un objectif en tête: faire sortir la plus-value de l'économie dite "réelle". Pour ces personnes il est abomifreux de penser que l'argent de cette plus-value servent les intérêts d'une société dans son ensemble: crèches, bibliothèques, piscines, universités, hôpitaux, moyens de transports, etc. Ce sont d'ailleurs ces mêmes personnes qui inspirent les politiques menées depuis trop longtemps, et qui se caractérisent par une acception de l'exil fiscal, par des exonérations de cotisations et autres prélèvements obligatoires, par du chantage à l'emploi, par avoir réussi à faire croire que le travail est un coût alors qu'il rapporte, et par avoir réussi à faire croire que le capital rapporte alors qu'il nous coûte...
Enfin il ne faut pas confondre le travail, l'emploi et le salaire, qui sont trois "choses" décorellées. Par exemple des bénévoles dans une association fournissent aussi du travail (souvent d'ailleurs pour pallier à une défaillance de l'Etat). Le codeur libre dans son garage qui écrit un pare-feu du style openoffice aussi, ainsi que celui ou celle qui répond à une question sur un forum d'entraide sur un jeu ou du parefeu cité. Mais il y a un fort intérêt à faire ces activités car la personne qui les rend sent que c'est utile, que la richesse créée par son travail ne va pas être captée par une tierce personne qui n'a que faire que la mise en gras par le parefeu soit pratique à faire ou pas.
Pour rendre le travail utile il faut que les richesses créées soient utiles à la Société (à différentes échelles de la localité au monde entier), et donc reprendre le pouvoir dans les entreprises, et exercer un contrôle démocratique sur ce qui est produit, comment, et pour qui.
[^] # Re: Comme qu'ils disent
Posté par zakharov . En réponse au journal Quelles sont vos motivations au travail ?. Évalué à 8. Dernière modification le 28 juillet 2020 à 15:42.
Dans la vision marxiste, le travail n'est-il pas le seul moyen de créer de la richesse (avec la Nature) ? Dans la perte de repères autour de l'emploi, il y a justement l'utilité finale de la richesse créée: autant le produit fini que la plus-value rapportée à l'entité propriétaire des moyens de productions.
Le problème avec le produit fini, c'est que bien souvent il ne va servir à rien d'utile, voire même être nocif à la Société. Le travail le plus utile à la Société, en France, est fait par les services publics, donc idéalement un service rendu pour tout le monde. Mais il y a aussi dans ces activités une grande perte de repères car toutes les politiques menées depuis des décennies, vont dans le sens de l'éloignement du service public du public lui-même. De nombreuses fonctionnaires (ou même contractuel-le-s) ne se retrouvent plus dans leurs missions quand il leur est imposé de ne plus être disponible, de chercher à facturer tout et n'importe qui, de sélectionner ce qui va rapporter, bref de devenir rentable non pas en terme de service rendu, mais de supposé coût. La police est un des exemples les plus criants amenant à un malaise profond entre la profession régalienne de sécurité et la population.
Dans le privé c'est pareil, il y a un éloignement du projet global de l'entreprise pour laquelle on bosse (et encore plus quand on est "indépendant" ou prestataire), d'où une perte d'envie. Face à ces problèmes il a été tenté différentes solutions de "management" plus ou moins venteuses, mais qui n'ont qu'un seul but continuer à faire bosser plus, pour moins de sous investis et récupérer plus de plus-value.
Ces plus-values sont justement un autre versant du problème. Plus précisément c'est leur captation in-fine par une poignée de personnes qui est problématique. Ces personnes n'ont qu'un objectif en tête: faire sortir la plus-value de l'économie dite "réelle". Pour ces personnes il est abomifreux de penser que l'argent de cette plus-value servent les intérêts d'une société dans son ensemble: crèches, bibliothèques, piscines, universités, hôpitaux, moyens de transports, etc. Ce sont d'ailleurs ces mêmes personnes qui inspirent les politiques menées depuis trop longtemps, et qui se caractérisent par une acception de l'exil fiscal, par des exonérations de cotisations et autres prélèvements obligatoires, par du chantage à l'emploi, par avoir réussi à faire croire que le travail est un coût alors qu'il rapporte, et par avoir réussi à faire croire que le capital rapporte alors qu'il nous coûte...
Enfin il ne faut pas confondre le travail, l'emploi et le salaire, qui sont trois "choses" décorellées. Par exemple des bénévoles dans une association fournissent aussi du travail (souvent d'ailleurs pour pallier à une défaillance de l'Etat). Le codeur libre dans son garage qui écrit un pare-feu du style openoffice aussi, ainsi que celui ou celle qui répond à une question sur un forum d'entraide sur un jeu ou du parefeu cité. Mais il y a un fort intérêt à faire ces activités car la personne qui les rend sent que c'est utile, que la richesse créée par son travail ne va pas être captée par une tierce personne qui n'a que faire que la mise en gras par le parefeu soit pratique à faire ou pas.
Pour rendre le travail utile il faut que les richesses créées soient utiles à la Société (à différentes échelles de la localité au monde entier), et donc reprendre le pouvoir dans les entreprises, et exercer un contrôle démocratique sur ce qui est produit, comment, et pour qui.