On voit dans ton propos qu'on peut parler de cultures distinctes alors qu'il y a des gradients (et on peut avoir des mélanges assez subtils) et que deux personnes qui ont une vie très éloignée n'ont pas grand chose en commun d'un point de vue culturel tout en partageant certains traits (elles ont un langage articulé par exemple, peut-être le même d'ailleurs, ou pas loin).
Donc on peut parler de cultures différentes et tracer des traits grossiers autour alors même qu'il n'y a pas de groupes complètements distincts. Ou plutôt on peut définir des cultures comme des abstractions et rattacher des personnes à des cultures, même si les contours sont un peu flous et qu'un individu peut baigner dans plusieurs cultures différentes. Ou bien définir des "micro-cultures" (bourgeoise/populaire, française/anglaise, rurale/urbaine, ...) et avoir des individus dont les traits culturels sont caractérisés par un ensemble de "choix" parmi ces critères.
Tout ça me paraît s'appliquer de la même manière à la notion de race. Et le fait que race et culture ne se recouvrent pas (ou partiellement) ne change rien à la question.
[^] # Re: L'Histoire a aussi un contexte
Posté par ylsul . En réponse au journal Une question complexe : pourquoi on déboulonne des statues. Évalué à 3. Dernière modification le 18 juin 2020 à 18:41.
On voit dans ton propos qu'on peut parler de cultures distinctes alors qu'il y a des gradients (et on peut avoir des mélanges assez subtils) et que deux personnes qui ont une vie très éloignée n'ont pas grand chose en commun d'un point de vue culturel tout en partageant certains traits (elles ont un langage articulé par exemple, peut-être le même d'ailleurs, ou pas loin).
Donc on peut parler de cultures différentes et tracer des traits grossiers autour alors même qu'il n'y a pas de groupes complètements distincts. Ou plutôt on peut définir des cultures comme des abstractions et rattacher des personnes à des cultures, même si les contours sont un peu flous et qu'un individu peut baigner dans plusieurs cultures différentes. Ou bien définir des "micro-cultures" (bourgeoise/populaire, française/anglaise, rurale/urbaine, ...) et avoir des individus dont les traits culturels sont caractérisés par un ensemble de "choix" parmi ces critères.
Tout ça me paraît s'appliquer de la même manière à la notion de race. Et le fait que race et culture ne se recouvrent pas (ou partiellement) ne change rien à la question.