Peut-être qu'elle a demandé à quelqu'un et que ce quelqu'un lui a dit une connerie
Peux-tu donner un exemple ?
Je me permets de répondre à une question qui ne m'est pas adressée: ça arrive tout le temps. Les journalistes ne sont pas omniscients et se tournent donc vers des experts quand ils ne maîtrisent pas un sujet, ce qui est vraisemblablement souvent le cas pour les journalistes de société, dont le périmètre est très vaste. Reste à déterminer qui est un expert et à en comprendre les explications parfois absconses. Après quoi, il faut encore recouper ces dires avec l'avis d'autres experts, puisque juger de la pertinence des propos nécessiterait une expertise dont il est établi que les journalistes ne disposent pas. Ça prend du temps.
Pour ce qui est de la vérification des informations, et même si ça incombe effectivement aux journalistes, il faut prendre en compte la ligne éditoriale de l'entité pour laquelle ils travaillent, son comité de rédaction si elle en possède un, ainsi que le médium. La ligne éditoriale va généralement donner l'angle du traitement. Un comité pourrait désigner la mauvaise personne pour le mauvais sujet—et l'absence de comité va laisser la qualité d'une information à l'appréciation d'une unique personne. Le Web et les chaînes d'info 24/7 mettent une pression énorme sur les rédacteurs afin qu'ils soient les premiers à publier l'information. Ce dont on ne dispose pas sur de tels supports, c'est justement de temps.
Enfin, dans le cas présent, une fois qu'elle a eu terminé la publication de son article, il est probable que la journaliste se soit mise à la rédaction du suivant, sans le moindre point commun avec celui qui nous occupe ici. Les journalistes de la presse généraliste sont de plus en plus polyvalents et amenés à devoir travailler à la chaîne. C'est un mélange qui ne favorise pas le travail de fond.
Les logiciels sont rarement exempts de bugs, et il m'est arrivé pas plus tard que la semaine dernière d'intervertir des câbles dans une baie de brassage. C'est ce qui se passe quand on ne dort pas et qu'on doit toujours faire plus, plus vite: la qualité du travail baisse. C'est un problème de société, et le journalisme n'y fait pas exception, il est juste nettement plus exposé à la critique.
[^] # Re: Si je tenais le c...
Posté par cpbx . En réponse à la dépêche Une mise en cause infondée de logiciels libres dans une affaire de fausses factures ?. Évalué à 2.
Je me permets de répondre à une question qui ne m'est pas adressée: ça arrive tout le temps. Les journalistes ne sont pas omniscients et se tournent donc vers des experts quand ils ne maîtrisent pas un sujet, ce qui est vraisemblablement souvent le cas pour les journalistes de société, dont le périmètre est très vaste. Reste à déterminer qui est un expert et à en comprendre les explications parfois absconses. Après quoi, il faut encore recouper ces dires avec l'avis d'autres experts, puisque juger de la pertinence des propos nécessiterait une expertise dont il est établi que les journalistes ne disposent pas. Ça prend du temps.
Pour ce qui est de la vérification des informations, et même si ça incombe effectivement aux journalistes, il faut prendre en compte la ligne éditoriale de l'entité pour laquelle ils travaillent, son comité de rédaction si elle en possède un, ainsi que le médium. La ligne éditoriale va généralement donner l'angle du traitement. Un comité pourrait désigner la mauvaise personne pour le mauvais sujet—et l'absence de comité va laisser la qualité d'une information à l'appréciation d'une unique personne. Le Web et les chaînes d'info 24/7 mettent une pression énorme sur les rédacteurs afin qu'ils soient les premiers à publier l'information. Ce dont on ne dispose pas sur de tels supports, c'est justement de temps.
Enfin, dans le cas présent, une fois qu'elle a eu terminé la publication de son article, il est probable que la journaliste se soit mise à la rédaction du suivant, sans le moindre point commun avec celui qui nous occupe ici. Les journalistes de la presse généraliste sont de plus en plus polyvalents et amenés à devoir travailler à la chaîne. C'est un mélange qui ne favorise pas le travail de fond.
Les logiciels sont rarement exempts de bugs, et il m'est arrivé pas plus tard que la semaine dernière d'intervertir des câbles dans une baie de brassage. C'est ce qui se passe quand on ne dort pas et qu'on doit toujours faire plus, plus vite: la qualité du travail baisse. C'est un problème de société, et le journalisme n'y fait pas exception, il est juste nettement plus exposé à la critique.