Je m'inspire beaucoup des mangas, c'est vrai, et je vois ce que tu veux dire. La codification permet de simplifier les dessins.
C'est pas un mal de simplifier, c'est d'ailleurs tout un exercice d'accepter de gommer ou flouter des zones pour mettre en valeurs des détails importants. Le fait est que pour pouvoir les effacer, ou simplifier un dessin, il est nécessaire de savoir faire ces détails en partant d'une anatomie ou d'une perspective aux bases solides. C'est ce qui permet d'analyser puis de choisir les codes qu'on veut conserver d'une référence ou d'en créer de nouveau.
Ayant aussi commencé par du manga, j'ai dû désapprendre beaucoup d'automatismes (de tics graphiques) pour pouvoir évoluer et pour ensuite mieux comprendre le sens de la codification de mes auteurs favoris.
Après, j'aime bien l'expressivité exagérée qu'on retrouve dans les mangas grâce à ce symbolisme, en particulier pour les émotions. Le symbolisme permet aussi d'aller plus vite et de faire avancer l'histoire. C'est peut-être mon côté écrivain qui me pousse à l'utiliser.
C'est aussi ce qu'on retrouve dans beaucoup de styles cartoon à l'origine du manga. Après c'est important de ne pas se reposer uniquement sur ça et d'arriver à être plus subtil pour élargir sa palette d'outils pour, par exemple, pouvoir exprimer le sourire de convenance, le contentement, la fierté, la joie, l'extase ou la béatitude sans avoir la nécessité d'être verbeux. C'est aussi une question de balance, de rythme et de contraste entre les moments calmes ou d'action ou entre les personnages expressifs et ceux au caractère plus en retenue. Il peut suffire parfois d'un trait ou d'une ombre légèrement différents pour changer l'expression d'un visage ou d'une posture du tout au tout et créer une situation inhabituelle ou donner un sens différent aux paroles d'un personnage.
[^] # Re: prends ton temps
Posté par Anonyme . En réponse au journal La belle au bois dormant et l'oiseau tapageur. Évalué à 3.
De rien :)
C'est pas un mal de simplifier, c'est d'ailleurs tout un exercice d'accepter de gommer ou flouter des zones pour mettre en valeurs des détails importants. Le fait est que pour pouvoir les effacer, ou simplifier un dessin, il est nécessaire de savoir faire ces détails en partant d'une anatomie ou d'une perspective aux bases solides. C'est ce qui permet d'analyser puis de choisir les codes qu'on veut conserver d'une référence ou d'en créer de nouveau.
Ayant aussi commencé par du manga, j'ai dû désapprendre beaucoup d'automatismes (de tics graphiques) pour pouvoir évoluer et pour ensuite mieux comprendre le sens de la codification de mes auteurs favoris.
C'est aussi ce qu'on retrouve dans beaucoup de styles cartoon à l'origine du manga. Après c'est important de ne pas se reposer uniquement sur ça et d'arriver à être plus subtil pour élargir sa palette d'outils pour, par exemple, pouvoir exprimer le sourire de convenance, le contentement, la fierté, la joie, l'extase ou la béatitude sans avoir la nécessité d'être verbeux. C'est aussi une question de balance, de rythme et de contraste entre les moments calmes ou d'action ou entre les personnages expressifs et ceux au caractère plus en retenue. Il peut suffire parfois d'un trait ou d'une ombre légèrement différents pour changer l'expression d'un visage ou d'une posture du tout au tout et créer une situation inhabituelle ou donner un sens différent aux paroles d'un personnage.