Miguel de Icaza c'est présenté hier a l'Université de Buenos Aires,
pour une conférence sous l'hospice de Microsoft intitulé "Deux mondes
compatibles - Le projet Mono". Fort heureusement, les représentants M$
ont eu la bonne idée de ne pas trop parler, ainsi nous avons pu écouter
notre Miguel ["Miguelito", notre petit Miguel] pour une paire d'heure.
Ci-dessous un résumé de sa présentation:
Début
La présentation a commencé, comme attendu, avec le projet Mono, "son
préféré", comme lui même le nomme. Il semble, malgré toutes les
critiques qu'a généré l'idée d'implanter un projet Microsoft sous
Linux, que Miguel est fortement convaincu des avantages d'adopter Mono
comme environnement de développement.
Au fur et a mesure que la conférence avance, la thématique dévirera
vers des questions plus techniques, sa position face aux brevets, pour
culminer en parlant de l'importance des programmes Open Source dans
les pays en voie de développement.
Un navigateur web...
Un des moment les plus amusant (qui furent nombreux) de la présentation
fut lorsque de Icaza proposa de faire une démonstration pratique, et
invita l'audience a choisir un thème: il se mis donc immédiatement a
programmer un mini-navigateur Web en GTK#... qui jamais ne fonctionna.
De pire en pire (en premier il n'arriva pas a ce qu'une boite de
saisie de texte réponde a la pression de la touche entrée, il voulu
contourner le problème avec un bouton qui ne fonctionna pas mieux,
pour terminer par un "Segmentation Fault"), Miguel fit plusieurs
tentatives pour sauver son mini-navigateur, pour finalement finir par
montrer un page HTML locale ... avec l'adresse codé en dur dans le
source. Mais ce n'est pas grave. C'est l'intention qui compte =)
Mono et les brevets
"C'est un sujet chiant[ennuyeux]", soupira notre Miguel, à chaque fois que
quelqu'un venait à mentionner ce sujet des brevets ... mais devant
l'insistance il répondit plus amplement. Il fit un résumé des problèmes
que pourrait poser Microsoft s'il venait a réclamer des droits pour les
classes du framework .NET avec cette analogie: "Tout ceci est comme
un oignon; Microsoft peut réclamer pour quelques classes, mais ce n'est
qu'une des multiple peaux de l'oignon; Mono est bien plus". Sur le cas
ultime ou il y aurait des problèmes de copyright, cette loi n'est
applicable que dans une minorité de pays (États Unis d'Amérique,
Japon) et il serait distribué dans les autres parties du monde. Bien
sur, le Fond Monétaire International travaille pour rendre ces
brevets applicable dans tous les pays du monde, ajouta Miguel.
Microsoft
La question a un million était: que pouvait bien faire une personne
reconnu du monde de l'Open Source dans une conférence organisé par
Microsoft. Avant cette question, Miguel avait dit que la société de
Redmond lui avait payé son voyage en Argentine, ce qui ne laissa personne
dans l'indifférence. Sans être bienveillant envers ses sponsors, il
explique alors patiemment la différence de coût pour une entreprise (ou
un état) d'avoir milles machines avec Windows XP et Office, en
comparaison avec ces même machines sous Linux et OpenOffice. il n'eu
aucun problème a dire que Microsoft essayait de lui cacher certaines
informations et que les dirigeants parlaient de Mono en mal dans la
presse, alors que les techniciens l'applaudissaient. Naturellement, cela
permet a Microsoft de promouvoir son environnement .NET en invitant un
personnage a l'opposé de leurs convictions, mais de Icaza devra lui
aussi évaluer quel est le coût d'apparaître associé conjointement avec
Microsoft. Présenter un projet qui est déjà largement discuté par les
radicaux du logiciel libre en utilisant la main de Bill Gates ne parait
pas être la manière la plus raisonnable de les convaincre.
Stallman vs Icaza
"Cela me parait stupide d'appeler Linux GNU/Linux". Avec ceci,
monsieur Miguel de Icaza ouvre la bataille. Il émet clairement qu'il
n'a rien contre le mouvement GNU, tout en soulignant qu'il n'est pas
un "ultra-ultra" (comme il qualifie Richard Stallman). Lorsqu'il lui
fut demandé son opinion sur le projet DotGNU, il ne perdit pas une
occasion de balancer des pierres contre le Guru du logiciel libre.
Selon Miguel, le désastre commença lorsque Richard annonça le début du
projet Mono avant que Ximian ne l'annonce ... et en l'appelant
GNU/Mono.
Politique
La conférence eu aussi un coté politique: Miguel s'exprima sur la
convenance du logiciel libre comparé au propriétaire ("La différence
est comme celle entre louer un appartement a un gardien grognon et
avoir sa propre maison. Il est clair que l'on ne parle pas d'hôtel de
luxe..."). Il supporta Linux dans les cas ou les applications étaient
bien délimitées comme dans le cas des stations de travail, bien qu'il
émette une réserve quand a Linux sur les bureaux [desktop]: "Il n'est
pas encore prés pour les utilisateurs qui souhaitent utiliser tous les
logiciels du magasin". Il parla de la relation avec les dépenses en
logiciels des pays du tiers monde (et même ceux du second), et il
recommanda que les entités gouvernementales devraient plutôt utiliser
cet argent gaspillé en licences propriétaires pour construire des
écoles et des hôpitaux. Il donna des exemples de communautés
internationales dans lesquelles les logiciels libres avaient déplacé
le géant de Redmond.
Fin
A la fin de la présentation, les gens de Microsoft montèrent sur la
scène pour annoncer que les diapositives PPT seraient disponibles sur
leur site, et Miguel d'enchaîner "... hummm .. moi je les ai au format
OpenOffice...". Rires et nervosité pour les agents de M,ドル qui
expliquèrent que pour les étudiants de l'UBA, l'entreprise leurs
offrait .NET. Pendant ce temps, de Icaza écrivait sur un notepad
visible sur le grand écran au dessus de la scène (hors de vu des
créateurs de Clippy): "Mono est gratuit pour tous". Encore plus de
rires dirigés vers les exécutifs de Microsoft, en quelque sorte le
symbole qui peut résumer une présentation tant attendus.
P.S. Miguel de Icaza est Méxicain, ce qui peut expliquer l'engouement
des sud-américains pour sa présentation et sa réussite.
P.S.2. Les erreurs de traduction et les fautes d'ortografe sont sous
GPL, vous pouvez les réutiliser dans vos documents ;)
# [Re: Miguel de Icaza en Argentine - Conférence à l'Université de Buenos Aires] en français.
Posté par choocroot . En réponse à la dépêche Miguel de Icaza en Argentine - Conférence à l'Université de Buenos Aires. Évalué à 10.
Miguel de Icaza en Argentine - Conférence à l'UBA
Miguel de Icaza c'est présenté hier a l'Université de Buenos Aires,
pour une conférence sous l'hospice de Microsoft intitulé "Deux mondes
compatibles - Le projet Mono". Fort heureusement, les représentants M$
ont eu la bonne idée de ne pas trop parler, ainsi nous avons pu écouter
notre Miguel ["Miguelito", notre petit Miguel] pour une paire d'heure.
Ci-dessous un résumé de sa présentation:
Début
La présentation a commencé, comme attendu, avec le projet Mono, "son
préféré", comme lui même le nomme. Il semble, malgré toutes les
critiques qu'a généré l'idée d'implanter un projet Microsoft sous
Linux, que Miguel est fortement convaincu des avantages d'adopter Mono
comme environnement de développement.
Au fur et a mesure que la conférence avance, la thématique dévirera
vers des questions plus techniques, sa position face aux brevets, pour
culminer en parlant de l'importance des programmes Open Source dans
les pays en voie de développement.
Un navigateur web...
Un des moment les plus amusant (qui furent nombreux) de la présentation
fut lorsque de Icaza proposa de faire une démonstration pratique, et
invita l'audience a choisir un thème: il se mis donc immédiatement a
programmer un mini-navigateur Web en GTK#... qui jamais ne fonctionna.
De pire en pire (en premier il n'arriva pas a ce qu'une boite de
saisie de texte réponde a la pression de la touche entrée, il voulu
contourner le problème avec un bouton qui ne fonctionna pas mieux,
pour terminer par un "Segmentation Fault"), Miguel fit plusieurs
tentatives pour sauver son mini-navigateur, pour finalement finir par
montrer un page HTML locale ... avec l'adresse codé en dur dans le
source. Mais ce n'est pas grave. C'est l'intention qui compte =)
Mono et les brevets
"C'est un sujet chiant[ennuyeux]", soupira notre Miguel, à chaque fois que
quelqu'un venait à mentionner ce sujet des brevets ... mais devant
l'insistance il répondit plus amplement. Il fit un résumé des problèmes
que pourrait poser Microsoft s'il venait a réclamer des droits pour les
classes du framework .NET avec cette analogie: "Tout ceci est comme
un oignon; Microsoft peut réclamer pour quelques classes, mais ce n'est
qu'une des multiple peaux de l'oignon; Mono est bien plus". Sur le cas
ultime ou il y aurait des problèmes de copyright, cette loi n'est
applicable que dans une minorité de pays (États Unis d'Amérique,
Japon) et il serait distribué dans les autres parties du monde. Bien
sur, le Fond Monétaire International travaille pour rendre ces
brevets applicable dans tous les pays du monde, ajouta Miguel.
Microsoft
La question a un million était: que pouvait bien faire une personne
reconnu du monde de l'Open Source dans une conférence organisé par
Microsoft. Avant cette question, Miguel avait dit que la société de
Redmond lui avait payé son voyage en Argentine, ce qui ne laissa personne
dans l'indifférence. Sans être bienveillant envers ses sponsors, il
explique alors patiemment la différence de coût pour une entreprise (ou
un état) d'avoir milles machines avec Windows XP et Office, en
comparaison avec ces même machines sous Linux et OpenOffice. il n'eu
aucun problème a dire que Microsoft essayait de lui cacher certaines
informations et que les dirigeants parlaient de Mono en mal dans la
presse, alors que les techniciens l'applaudissaient. Naturellement, cela
permet a Microsoft de promouvoir son environnement .NET en invitant un
personnage a l'opposé de leurs convictions, mais de Icaza devra lui
aussi évaluer quel est le coût d'apparaître associé conjointement avec
Microsoft. Présenter un projet qui est déjà largement discuté par les
radicaux du logiciel libre en utilisant la main de Bill Gates ne parait
pas être la manière la plus raisonnable de les convaincre.
Stallman vs Icaza
"Cela me parait stupide d'appeler Linux GNU/Linux". Avec ceci,
monsieur Miguel de Icaza ouvre la bataille. Il émet clairement qu'il
n'a rien contre le mouvement GNU, tout en soulignant qu'il n'est pas
un "ultra-ultra" (comme il qualifie Richard Stallman). Lorsqu'il lui
fut demandé son opinion sur le projet DotGNU, il ne perdit pas une
occasion de balancer des pierres contre le Guru du logiciel libre.
Selon Miguel, le désastre commença lorsque Richard annonça le début du
projet Mono avant que Ximian ne l'annonce ... et en l'appelant
GNU/Mono.
Politique
La conférence eu aussi un coté politique: Miguel s'exprima sur la
convenance du logiciel libre comparé au propriétaire ("La différence
est comme celle entre louer un appartement a un gardien grognon et
avoir sa propre maison. Il est clair que l'on ne parle pas d'hôtel de
luxe..."). Il supporta Linux dans les cas ou les applications étaient
bien délimitées comme dans le cas des stations de travail, bien qu'il
émette une réserve quand a Linux sur les bureaux [desktop]: "Il n'est
pas encore prés pour les utilisateurs qui souhaitent utiliser tous les
logiciels du magasin". Il parla de la relation avec les dépenses en
logiciels des pays du tiers monde (et même ceux du second), et il
recommanda que les entités gouvernementales devraient plutôt utiliser
cet argent gaspillé en licences propriétaires pour construire des
écoles et des hôpitaux. Il donna des exemples de communautés
internationales dans lesquelles les logiciels libres avaient déplacé
le géant de Redmond.
Fin
A la fin de la présentation, les gens de Microsoft montèrent sur la
scène pour annoncer que les diapositives PPT seraient disponibles sur
leur site, et Miguel d'enchaîner "... hummm .. moi je les ai au format
OpenOffice...". Rires et nervosité pour les agents de M,ドル qui
expliquèrent que pour les étudiants de l'UBA, l'entreprise leurs
offrait .NET. Pendant ce temps, de Icaza écrivait sur un notepad
visible sur le grand écran au dessus de la scène (hors de vu des
créateurs de Clippy): "Mono est gratuit pour tous". Encore plus de
rires dirigés vers les exécutifs de Microsoft, en quelque sorte le
symbole qui peut résumer une présentation tant attendus.
P.S. Miguel de Icaza est Méxicain, ce qui peut expliquer l'engouement
des sud-américains pour sa présentation et sa réussite.
P.S.2. Les erreurs de traduction et les fautes d'ortografe sont sous
GPL, vous pouvez les réutiliser dans vos documents ;)