Certes, mais un ménage n'est pas pauvre quand il a un patrimoine 'élevé' et des revenus 'faibles'
Cela se discute, un agriculteur qui a un salaire bas mais un patrimoine élevé grâce à son exploitation, il est pauvre ou riche ? Quand il revendra son bien il ne sera probablement plus en difficulté financière quelques temps, mais le temps d'y arriver sa condition de vie ne sera pas à la hauteur de son patrimoine. À contrario quelqu'un qui brûle 3000€ de salaire net mensuel n'est pas pauvre, pourtant il a un patrimoine ridicule à côté de l'agriculteur plus haut.
Bref, comparer revenu et patrimoine directement est ridicule. Les deux font partie de la notion de richesse mais les deux ne sont pas comparables directement sans un minimum de recul.
Mais pas plus que l'argent, dont la valeur n'est pas moins virtuelle que celle d'une action tant qu'il ne fait pas l'objet d'une transaction. C'est bien pour cela que je préfère être payé en dollars ou en actions Facebook qu'en bolivars. Larry Ellison est, pour l'essentiel, payé en stock-options. Je ne suis pas certain que la "virtualité" de leur valeur l'effraie particulièrement.
Sauf que l'argent, la monnaie, est le vecteur universel d'échange. Si la valeur de l'euro chute, tous les biens étiquetés en euros vont chuter aussi. C'est-à-dire la quasi totalité des salaires, de la valeur des biens d'un pays, la valeur des actions des entreprises ou des bien immobiliers, etc.
Si la valeur de l'action de Microsoft chute, ou des maisons 4 façades situées à Grenoble chutent, l'impact sera bien plus locale qui ne concernera finalement que les propriétaires de ces biens. C'est donc assez différent fondamentalement.
Bien sûr, on peut jouer sur les mots, mais il se trouve qu'il n'y a guère d'autre façon de faire : la richesse est un stock de valeur, qu'elle soit forme-argent ou patrimoine. Et on ne peut que l'estimer.
Je ne joue pas sur les mots, je critique l'aspect sensationnaliste de ce genre d'articles que je trouve fréquent (et pas que sur la question des richesses).
Le fond est vrai, les inégalités en particuliers aux USA sont fortes et la crise ne va probablement rien arranger à la situation. On pourrait faire mieux. La couverture santé du pays n'est très clairement pas à la hauteur de l'enjeu.
Mais ce n'est pas parce que le fond de l'affaire est vrai qu'on peut se permettre de rédiger tout et n'importe quoi n'importe comment.
Je me trompe peut-être, mais je n'ai pas vu de lien causal.
Il n'y a pas de lien causal directement dans l'article, mais mettre les deux évènements dans le même article paraît comme une suggestion à cette conclusion, et de toute façon dresse un parallèle entre deux évènements sans rapports ni analyses pertinentes.
[^] # Re: correct
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien Ces milliardaires américains qui se sont enrichis pendant la pandémie - lalibre.be. Évalué à 4.
Cela se discute, un agriculteur qui a un salaire bas mais un patrimoine élevé grâce à son exploitation, il est pauvre ou riche ? Quand il revendra son bien il ne sera probablement plus en difficulté financière quelques temps, mais le temps d'y arriver sa condition de vie ne sera pas à la hauteur de son patrimoine. À contrario quelqu'un qui brûle 3000€ de salaire net mensuel n'est pas pauvre, pourtant il a un patrimoine ridicule à côté de l'agriculteur plus haut.
Bref, comparer revenu et patrimoine directement est ridicule. Les deux font partie de la notion de richesse mais les deux ne sont pas comparables directement sans un minimum de recul.
Sauf que l'argent, la monnaie, est le vecteur universel d'échange. Si la valeur de l'euro chute, tous les biens étiquetés en euros vont chuter aussi. C'est-à-dire la quasi totalité des salaires, de la valeur des biens d'un pays, la valeur des actions des entreprises ou des bien immobiliers, etc.
Si la valeur de l'action de Microsoft chute, ou des maisons 4 façades situées à Grenoble chutent, l'impact sera bien plus locale qui ne concernera finalement que les propriétaires de ces biens. C'est donc assez différent fondamentalement.
Je ne joue pas sur les mots, je critique l'aspect sensationnaliste de ce genre d'articles que je trouve fréquent (et pas que sur la question des richesses).
Le fond est vrai, les inégalités en particuliers aux USA sont fortes et la crise ne va probablement rien arranger à la situation. On pourrait faire mieux. La couverture santé du pays n'est très clairement pas à la hauteur de l'enjeu.
Mais ce n'est pas parce que le fond de l'affaire est vrai qu'on peut se permettre de rédiger tout et n'importe quoi n'importe comment.
Il n'y a pas de lien causal directement dans l'article, mais mettre les deux évènements dans le même article paraît comme une suggestion à cette conclusion, et de toute façon dresse un parallèle entre deux évènements sans rapports ni analyses pertinentes.
Et c'est un problème selon moi.