• [^] # Re: On se refait pas

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien s/windows/linux/g : directx arrive. Évalué à 5.

    Zut, j'ai marché dedans ! Infantilisant est le mot qui me vient à l'esprit.

    Ce n'est pas le but, le but est d'exprimer que ta critique s'applique finalement à une quantité faramineuse de code libre mais que comme par hasard cela pose problème car c'est Microsoft derrière.

    Sauf que l'intégration d'un travail dans un LL ne dépend ni de son auteur, ni de son objectif primaire. L'adéquation technique, légale et utilité ont toujours été les seuls motifs à juger ou pas une contribution.

    Sur le fond, il ne t'aura certainement pas échappé que je ne fais que citer la LKLM sur laquelle "des gens réellement concernés" donnent leur point de vue.

    La LKLM est publique. N'importe qui peut y poster quelque chose : des trolls, des gens qui se mêlent de sujets qui ne les regarde pas, etc. Je suis sûr que certaines réponses ont été postés par des gens qui ne toucheront jamais de près ou de loin à ce code même pour le maintenir.

    Les auteurs sur la LKML ne sont pas omniscients, certains sont des anti-Microsoft/Windows primaire, d'autres se posent légitimement des questions mais qui finalement ne sont pas de vrais problèmes.

    Bref, ce n'est pas un argument suffisant. Puis tu noteras que nombre d'entre eux accueillent (malgré certaines réserves sur certaine partie) positivement l'effort fourni. Ce n'est pas tout blanc ou tout noir non plus.

    Pour ce qui est de mon avis personnel, je vois Microsoft tenter de pousser des pions qui ne bénéficieront qu'au dernier de ses choix stratégiques visant à étendre son influence sur son marché cible, ce qui passe de temps en temps par répondre à un besoin de ses utilisateurs, le tout sous couvert de participation à un projet libre.

    Mais tout le monde fait ça. Microsoft n'a rien inventé ici. Pourquoi le fait que Microsoft soit derrière devient magiquement un problème ?

    Quand Intel, Samsung, TI, etc. poussent des pilotes dans le noyau (ou contribuent à d'autres niveaux que le noyau d'ailleurs), tu crois que c'est pour la beauté du geste ?

    Non, c'est pour faciliter l'usage de leur produit avec un Linux natif sans devoir bidouiller ou faire des opérations complexes à outrance pour leurs utilisateurs. Et finalement que leur matériel puissent se vendre plus ou avoir des utilisateurs de leurs produits plus satisfaits (et donc les fidéliser).

    Le code review opéré au sein du noyau est aussi de bonne qualité, cela permet d'améliorer la qualité du travail aussi.

    Microsoft ici fait pareil, son but est de simplifier la vie d'utilisateurs Windows. Cela n'a rien d'extraordinaire ni de prolématique. Pas plus que les parties de Linux qui gèrent du matériel d'un fournisseur particulier ou qui gère d'autres outils de virtualisation.

    C'est de bonne guerre, mais, non, Microsoft n'a pas changé: il reste en guerre contre le cancer, en mode infiltration.

    Microsoft a changé, publier du code source sous licence libre était à une époque inimaginable. Ils le font aujourd'hui, même pour du code où l'intérêt n'est pas immense. Rien ne les y oblige et pourtant ils le font.

    Et comme j'ai expliqué plus haut, la stratégie EEE met en œuvre des concepts précis dans un concept précis, en dehors de ce cadre cette stratégie est inutile. Nous ne sommes pas dans ce cas de figure et pourtant tu martèles que Microsoft n'a pas changé alors que cela fait pourtant très longtemps qu'ils ne l'ont plus jamais fait.

    C'est la preuve qu'ils ont changé. Une entreprise c'est comme un pays ou une association, en changeant quelques têtes et en changeant un peu de focus tu peux aboutir à des stratégies et mentalités totalement différentes. Microsoft a profondément changé, que ce soit dans sa direction, ses employés, son business model (qui n'est plus uniquement basé sur des licences Windows et Office)... Pourquoi la stratégie ne changerait pas ?

    Après Microsoft n'est pas le paradis non plus, mais il faut aussi constater l'évolution et oublier les schémas du passé.