Effectivement ce document est assez intéressant avec une touche humoristique. Toutes les approches de traçage qui à l'origine peuvent avoir un objectif légitime (casser les chaînes de transmission du virus) peuvent être détournées pour un usage malveillant. A noter toutefois que le paramétrage de l'application peut limiter ce type de risques.
L'application de traçage pourrait par exemple avoir 3 modes :
Mode désactivé. L'application n'émet pas d'identifiants et ne collecte aucun identifiant. Ce mode serait en vigueur lorsque l'utilisateur est chez lui (évite les faux-positifs liés à la collecte à travers les murs de voisins contaminés) ou à proximité de son domicile (évite l'espionnage entre voisins). Ce mode pourrait être aussi mis en place lorsque l'utilisateur se déplace (facile à détecter par l'accéléromètre du téléphone) pour éviter les faux-positifs liés à une rencontre brève dans la rue ou dans un magasin.
Mode risque modéré. Ce mode pourrait être actif dès que l'utilisateur devient sédentaire pendant un certain laps de temps (assis dans un transport en commun, salle de réunion...). L'application émettrait alors des identifiants et collecterait ceux des autres utilisateurs. Pour éviter trop de faux positifs, on pourrait ne garder en mémoire que les identifiants éphémères collectés un certain nombre de fois (ce nombre étant à ajuster avec l'expérience).
Mode risque élevé. Ce mode devrait être activé manuellement par l'utilisateur. L'application associerait aux identifiants collectés une étiquette de risque élevé. Ce mode pourrait être utile dans certains cas où la proximité physique est importante et/ou les moyens de protection pas toujours possibles (coiffeur, médecin, dentiste, comédien...). Une alerte reportée liée à l'activation de ce mode serait à prendre beaucoup plus au sérieux.
L'utilisateur pourrait garder un contrôle total et changer à tout moment le mode de l'application manuellement (en optant par exemple pour une désactivation si le contexte lui fait penser que le risque d'espionnage est fort).
A ces trois modes, on pourrait rajouter un quatrième (fake mode) au cours duquel l'application émettrait des identifiants aléatoires : elle ferait ainsi croire qu'elle est active sans qu'il y ait de traçage (résout le problème exposé par la scénario 11 du centre commercial La Fayote du document de risques-tracage.fr).
[^] # Re: info supplémentaire
Posté par codefish . En réponse au journal A propos des protocoles de traçage pour le Covid-19 : Google/Apple vs. INRIA/Fraunhofer. Évalué à 1.
Effectivement ce document est assez intéressant avec une touche humoristique. Toutes les approches de traçage qui à l'origine peuvent avoir un objectif légitime (casser les chaînes de transmission du virus) peuvent être détournées pour un usage malveillant. A noter toutefois que le paramétrage de l'application peut limiter ce type de risques.
L'application de traçage pourrait par exemple avoir 3 modes :
L'utilisateur pourrait garder un contrôle total et changer à tout moment le mode de l'application manuellement (en optant par exemple pour une désactivation si le contexte lui fait penser que le risque d'espionnage est fort).
A ces trois modes, on pourrait rajouter un quatrième (fake mode) au cours duquel l'application émettrait des identifiants aléatoires : elle ferait ainsi croire qu'elle est active sans qu'il y ait de traçage (résout le problème exposé par la scénario 11 du centre commercial La Fayote du document de risques-tracage.fr).