Si tes mails sont si vitaux une fois reçu tu peux les déchiffrer et les rechiffrer avec l'algo de ton choix
Sauf qu’apparemment personne ne le fait... C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle la branche 1.4 de GnuPG est maintenue ad vitam aeternam : il y a beaucoup de gens qui veulent pouvoir continuer à déchiffrer des messages datant de l’époque de PGP 2.6.
Oui, ces gens feraient probablement mieux de déchiffrer ces messages une bonne fois pour toute, puis de les re-chiffrer avec une version moderne de GnuPG — pourquoi ne le font-ils pas ? Aucune idée. Peut-être qu’ils ont une excellente raison, peut-être qu’ils ont une raison débile. En attendant, c’est comme ça et il faut bien en tenir compte.
Tu peux ressigner
Même problème que pour le re-chiffrement. Tu peux, oui, mais en pratique ce n’est pas fait, pour une raison ou une autre.
(Un exemple de ces raisons : des experts judiciaires américains ont utilisé OpenPGP pour signer des images de disque dur, qui sont conservées dans les archives du système judiciaire US. Les plus anciennes de ces signatures n’utilisent même pas SHA-1, mais MD-5. Aucun expert n’est chaud pour demander que ces signatures soient refaites avec des algorithmes plus modernes, parce que cela pourrait entraîner la remise en question de toutes les affaires judiciaires où des signatures MD-5 ont été utilisées quelque part dans la chaîne de préservation des preuves...)
Bref, tout ça pour dire que la balance entre sécurité, utilisabilité et interopérabilité est délicate. Les développeurs OpenPGP ont généralement tendance, lorsqu’il faut arbitrer entre ces notions, à favoriser l’interopérabilité tant que la sécurité n’est pas irrémédiablement compromise, et à mon sens ils ont raison. L’alternative, c’est un système non-interopérable dans le genre de Signal, où les développeurs peuvent certes ne faire aucune concession sur la sécurité mais au prix d’un fonctionnement en vase clos qui lie les utilisateurs à un seul fournisseur.
[^] # Re: Je suis étonné d'être surpris...
Posté par gouttegd . En réponse à la dépêche SHA-mbles : une collision à préfixes choisis sur SHA-1. Évalué à 10.
Sauf qu’apparemment personne ne le fait... C’est d’ailleurs la principale raison pour laquelle la branche 1.4 de GnuPG est maintenue ad vitam aeternam : il y a beaucoup de gens qui veulent pouvoir continuer à déchiffrer des messages datant de l’époque de PGP 2.6.
Oui, ces gens feraient probablement mieux de déchiffrer ces messages une bonne fois pour toute, puis de les re-chiffrer avec une version moderne de GnuPG — pourquoi ne le font-ils pas ? Aucune idée. Peut-être qu’ils ont une excellente raison, peut-être qu’ils ont une raison débile. En attendant, c’est comme ça et il faut bien en tenir compte.
Même problème que pour le re-chiffrement. Tu peux, oui, mais en pratique ce n’est pas fait, pour une raison ou une autre.
(Un exemple de ces raisons : des experts judiciaires américains ont utilisé OpenPGP pour signer des images de disque dur, qui sont conservées dans les archives du système judiciaire US. Les plus anciennes de ces signatures n’utilisent même pas SHA-1, mais MD-5. Aucun expert n’est chaud pour demander que ces signatures soient refaites avec des algorithmes plus modernes, parce que cela pourrait entraîner la remise en question de toutes les affaires judiciaires où des signatures MD-5 ont été utilisées quelque part dans la chaîne de préservation des preuves...)
Bref, tout ça pour dire que la balance entre sécurité, utilisabilité et interopérabilité est délicate. Les développeurs OpenPGP ont généralement tendance, lorsqu’il faut arbitrer entre ces notions, à favoriser l’interopérabilité tant que la sécurité n’est pas irrémédiablement compromise, et à mon sens ils ont raison. L’alternative, c’est un système non-interopérable dans le genre de Signal, où les développeurs peuvent certes ne faire aucune concession sur la sécurité mais au prix d’un fonctionnement en vase clos qui lie les utilisateurs à un seul fournisseur.