On a d'un coté un bénéfice possible, voire vraisemblable, mais non quantifié.
De l'autre, on a des effets secondaires très bien connus sur des posologies différentes et des sujets sains, mais des risques identifiés sur des personnes fragilisées (les 10% dont on parle ici).
Quand on n'a pas de certitude, il me semble qu'il faut raisonner en établissant le rapport risques/bénéfices et seule l'équipe médicale peut le faire. Ma réponse était, de mon coté, mal formulée : in fine, à l’hôpital je ne vais pas dicter le traitement que je veux recevoir, je vais faire confiance à l'équipe médicale même si elle ne me prescrit pas le traitement de Raoult.
Je rappelle que ce traitement est autorisé à l'hôpital, les équipes soignantes sont donc libres de l'appliquer dans les cas où ils pensent que le risque en vaut la chandelle. Il n'y a pas le "scandale" que certains se complaisent à dénoncer.
En fait, il me semble qu'au delà de la pertinence ou pas du traitement, les critiques s'adressent aussi et surtout à Raoult sur sa communication et sur le temps qu'il a fait perdre en ne faisant pas une première étude sérieuse alors qu'elle avait le mérite d'avoir un groupe de contrôle. Et comme il a beaucoup trop tôt communiqué sa conviction (avant même de commencer l'étude) et en des termes qui ne pouvaient que choquer ses confrères ("c'est l'infection pulmonaire la plus facile à guérir", "on a un médicament sans effets secondaires"), la publication d'une étude "bâclée" ne pouvait qu'éveiller des soupçons sur le fait qu'il essayait de préserver sa réputation coûte que coûte.
Si le traitement qu'il préconise se révèle ne serait-ce qu'un peu efficace, il n'aura pas contribué à ce qu'un maximum de patients en bénéficient.
C'est un des points abordés par la vidéo que j'ai mis en lien dans le journal.
[^] # Re: Asymétrie des risques
Posté par mahikeulbody . En réponse au journal Victor Hugo : « Les nains sapent sans bruit le travail des géants ». Évalué à 3.
On a d'un coté un bénéfice possible, voire vraisemblable, mais non quantifié.
De l'autre, on a des effets secondaires très bien connus sur des posologies différentes et des sujets sains, mais des risques identifiés sur des personnes fragilisées (les 10% dont on parle ici).
Quand on n'a pas de certitude, il me semble qu'il faut raisonner en établissant le rapport risques/bénéfices et seule l'équipe médicale peut le faire. Ma réponse était, de mon coté, mal formulée : in fine, à l’hôpital je ne vais pas dicter le traitement que je veux recevoir, je vais faire confiance à l'équipe médicale même si elle ne me prescrit pas le traitement de Raoult.
Je rappelle que ce traitement est autorisé à l'hôpital, les équipes soignantes sont donc libres de l'appliquer dans les cas où ils pensent que le risque en vaut la chandelle. Il n'y a pas le "scandale" que certains se complaisent à dénoncer.
En fait, il me semble qu'au delà de la pertinence ou pas du traitement, les critiques s'adressent aussi et surtout à Raoult sur sa communication et sur le temps qu'il a fait perdre en ne faisant pas une première étude sérieuse alors qu'elle avait le mérite d'avoir un groupe de contrôle. Et comme il a beaucoup trop tôt communiqué sa conviction (avant même de commencer l'étude) et en des termes qui ne pouvaient que choquer ses confrères ("c'est l'infection pulmonaire la plus facile à guérir", "on a un médicament sans effets secondaires"), la publication d'une étude "bâclée" ne pouvait qu'éveiller des soupçons sur le fait qu'il essayait de préserver sa réputation coûte que coûte.
Si le traitement qu'il préconise se révèle ne serait-ce qu'un peu efficace, il n'aura pas contribué à ce qu'un maximum de patients en bénéficient.
C'est un des points abordés par la vidéo que j'ai mis en lien dans le journal.