Euh sinon, les études, il faut les faire en double aveugle si j'ai bien compris.
Pas forcément, le double aveugle c'est évidemment le cas idéal. Mais réaliser un double aveugle ne s'improvise pas pour que cela fonctionne, tu dois en effet créer de faux médicaments sans effets qui ressemble au vrai traitement, tu dois faire une logistique pour que le patient comme le médecin ne puissent deviner leur groupe.
Cela demande du temps et des ressources, ce n'est pas réellement ce dont on dispose aujourd'hui. Cela pourrait être fait si les premiers tests sont valides pour confirmer la chose.
Le cas basique c'est groupe témoin vs groupe avec le traitement avec affectation aléatoire dans chaque groupe. Car faire un groupe où il y a beaucoup de personnes âgées et de diabétiques par rapport à l'autre, ça ne sera pas très intéressant.
Ici chaque groupe et médecin saura qui reçoit le traitement ou pas. Ça peut introduire certains biais mais la plupart resteront contrées par la présence du groupe témoin avec cette affectation aléatoire.
Le but du groupe témoin c'est de voir si le traitement améliore la situation par rapport à s'il n'y a pas de traitement. Ou pire, si ça empire la situation. Donc si le groupe témoin a 80% de taux de guérison en 8 jours et l'autre groupe a 80% de taux de guérison aussi en 8 jours, c'est que la substance n'a eu aucun effet.
Si le résultat à ce stade n'est pas probant, faire un double aveugle est probablement pas intéressant à mettre en œuvre. Si ça l'est ça peut être une bonne piste pour poursuivre et cela donnerait de la crédibilité pour traiter dès aujourd'hui. Car jusqu'ici Raoult a montré que ses patients avec son traitement pouvaient guérir du Covid-19. Fort bien, mais sans traitement spécifique c'est le cas de la majorité des cas aussi. D'où l'importance d'un groupe témoin correctement construit pour pouvoir évaluer son efficacité réelle ou pas.
[^] # Re: Double aveugle
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Victor Hugo : « Les nains sapent sans bruit le travail des géants ». Évalué à 10.
Pas forcément, le double aveugle c'est évidemment le cas idéal. Mais réaliser un double aveugle ne s'improvise pas pour que cela fonctionne, tu dois en effet créer de faux médicaments sans effets qui ressemble au vrai traitement, tu dois faire une logistique pour que le patient comme le médecin ne puissent deviner leur groupe.
Cela demande du temps et des ressources, ce n'est pas réellement ce dont on dispose aujourd'hui. Cela pourrait être fait si les premiers tests sont valides pour confirmer la chose.
Le cas basique c'est groupe témoin vs groupe avec le traitement avec affectation aléatoire dans chaque groupe. Car faire un groupe où il y a beaucoup de personnes âgées et de diabétiques par rapport à l'autre, ça ne sera pas très intéressant.
Ici chaque groupe et médecin saura qui reçoit le traitement ou pas. Ça peut introduire certains biais mais la plupart resteront contrées par la présence du groupe témoin avec cette affectation aléatoire.
Le but du groupe témoin c'est de voir si le traitement améliore la situation par rapport à s'il n'y a pas de traitement. Ou pire, si ça empire la situation. Donc si le groupe témoin a 80% de taux de guérison en 8 jours et l'autre groupe a 80% de taux de guérison aussi en 8 jours, c'est que la substance n'a eu aucun effet.
Si le résultat à ce stade n'est pas probant, faire un double aveugle est probablement pas intéressant à mettre en œuvre. Si ça l'est ça peut être une bonne piste pour poursuivre et cela donnerait de la crédibilité pour traiter dès aujourd'hui. Car jusqu'ici Raoult a montré que ses patients avec son traitement pouvaient guérir du Covid-19. Fort bien, mais sans traitement spécifique c'est le cas de la majorité des cas aussi. D'où l'importance d'un groupe témoin correctement construit pour pouvoir évaluer son efficacité réelle ou pas.