De manière générale, on peut rappeler que les droits de l'homme sont les droits vus comme naturels, pour tout individu, et qui le protègent de la tyrannie du groupe (en fait, te connaissant, je m'attendais à un rappel de ce type, et je serais d'ailleurs curieux de ce que Kant aurait à dire sur le sujet. Je ne serais pas contre un journal de philosophie politique sur COVID-19 et libertés individuelles ;)). Si on admet l'idée de renoncer aux droits de l'homme pour protéger le groupe, alors ils perdent leur caractère absolu, et ils perdent leur capacité à protéger l'individu (qui est la minorité ultime) de la tyrannie de la société. Autrement dit, ils perdent la totalité de leur intérêt.
Il ne faut pas oublier que dans l'esprit des rédacteurs de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, la tendance normale de l'État est d'être totalitaire, même en démocratie, car il est toujours plus facile de plaire à la majorité en lui démontrant qu'on restreint les libertés d'une minorité vue comme dangereuse. Que cette minorité soit définie par une maladie, par sa race, son orientation sexuelle ou même son caractère délinquant ne change pas fondamentalement le problème : dans tous les cas, l'État tendra naturellement à entraver les libertés de la minorité pour protéger la majorité, et ce en toute sincérité : il ne faut pas croire que les dirigeants sont machiavéliques. C'est juste qu'ils représentent le groupe et que le groupe a naturellement peur des éléments qui dévient de la norme.
Par ailleurs, pour moi, le secret médical est un droit de l'Homme : il découle du droit à la vie privée. Même une personne qui a le SIDA n'est pas obligée de le révéler (le SIDA est soumis à déclaration obligatoire et fait donc l'objet d'une transmission aux agences régionales de santé, mais uniquement dans un but statistique). Et pourtant, le SIDA est autrement plus lourd que le COVID-19.
Quant au confinement, je suis plus que dubitatif sur sa pertinence, je prépare justement un journal à ce sujet.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Bah si
Posté par Liorel . En réponse au journal Covid 19 - un traçage organisé par le monde du libre ?. Évalué à 10.
De manière générale, on peut rappeler que les droits de l'homme sont les droits vus comme naturels, pour tout individu, et qui le protègent de la tyrannie du groupe (en fait, te connaissant, je m'attendais à un rappel de ce type, et je serais d'ailleurs curieux de ce que Kant aurait à dire sur le sujet. Je ne serais pas contre un journal de philosophie politique sur COVID-19 et libertés individuelles ;)). Si on admet l'idée de renoncer aux droits de l'homme pour protéger le groupe, alors ils perdent leur caractère absolu, et ils perdent leur capacité à protéger l'individu (qui est la minorité ultime) de la tyrannie de la société. Autrement dit, ils perdent la totalité de leur intérêt.
Il ne faut pas oublier que dans l'esprit des rédacteurs de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, la tendance normale de l'État est d'être totalitaire, même en démocratie, car il est toujours plus facile de plaire à la majorité en lui démontrant qu'on restreint les libertés d'une minorité vue comme dangereuse. Que cette minorité soit définie par une maladie, par sa race, son orientation sexuelle ou même son caractère délinquant ne change pas fondamentalement le problème : dans tous les cas, l'État tendra naturellement à entraver les libertés de la minorité pour protéger la majorité, et ce en toute sincérité : il ne faut pas croire que les dirigeants sont machiavéliques. C'est juste qu'ils représentent le groupe et que le groupe a naturellement peur des éléments qui dévient de la norme.
Par ailleurs, pour moi, le secret médical est un droit de l'Homme : il découle du droit à la vie privée. Même une personne qui a le SIDA n'est pas obligée de le révéler (le SIDA est soumis à déclaration obligatoire et fait donc l'objet d'une transmission aux agences régionales de santé, mais uniquement dans un but statistique). Et pourtant, le SIDA est autrement plus lourd que le COVID-19.
Quant au confinement, je suis plus que dubitatif sur sa pertinence, je prépare justement un journal à ce sujet.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.