• [^] # Re: L'opportunisme de ceux qui donnent des leçons aujourd'hui

    Posté par . En réponse au journal Les girouettes. Évalué à 10. Dernière modification le 31 mars 2020 à 20:28.

    Chacun sa chronologie ...

    J'invite à revoir les tweets de Thinkerview pour avoir une idée depuis quand certains s'alarment ...

    Bon Arrêt Sur Image a fait une chronologie aussi ; la voici résumée :

    « Dans Science ils relatent la découverte d'une pneumonie nouvelle dans la ville de Wuhan (3 janvier), l'isolation du virus, le séquençage de son génome et la mise au point d'un test de dépistage par les autorités chinoises (9 janvier), ainsi que le partage de la séquence génétique du virus avec le reste de la communauté scientifique mondiale (11 janvier). »

    « 21 janvier : Premier point presse de la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur la question, qui explique que "le risque d'introduction en France de ce virus est faible mais ne peut pas être exclu." »

    24 janvier : Même pipo, mais 3 cas sur le territoire et le gvt annonce avoir créé « un test de dépistage qui permet "de rendre un diagnostic en l'espace de quelques heures", et que ce test sera "diffusé dans les hôpitaux publics dans le courant de la semaine prochaine". » On a vu le résultat ...

    « 26 janvier: La ministre, invitée du Grand Jury RTL, minimise la portée de l'épidémie. "La mortalité est beaucoup moins importante que ce que l'on imaginait, mais la contagiosité semble plus importante (...). On se rapproche vers un modèle contagieux mais moins grave. » Sa seule action : placarder des affichettes (Thinkerview s'est beaucoup moqué de cela)

    « En cas d'épidémie, rien à craindre : "On est capables de mettre des gens à l'isolement dans beaucoup d'hôpitaux. Tous ces scénarios sont parfaitement préparés [...]. Pire, elle assure que "nous avons des dizaines de millions de masques en stock, en cas d'urgence de santé publique pour l'émergence d'un virus ou d'une bactérie. »
    Alors que l'on commence déjà à parler de pénurie dans les pharmacies d'Ile-de-France.

    30 janvier : Pour l'OMS, le nouveau coronavirus est désormais une "urgence mondiale".

    « 5 février : Science s'inquiète tout haut de la vitesse de la propagation du virus dans un article titré "Cette bête se déplace très rapidement. Le nouveau coronavirus sera-t-il contenu - ou deviendra-t-il pandémique ?" Les premiers patients asymptomatiques émergent, et les chercheurs découvrent qu'ils peuvent être contagieux. Enfin, l'article évoque pour la première fois les cas graves, qui commencent à saturer les hôpitaux de Wuhan. Epidémiologiste à l’école de santé publique de l’université Harvard, Marc Lipsitch déclare: " Je serais vraiment stupéfait si, dans deux ou trois semaines, il n’y avait pas une transmission en cours avec des centaines de cas dans plusieurs pays sur plusieurs continents". »

    11 février : Des journalistes de Science rapportent les premières pénuries de tests de dépistage "pour le nombre exponentiel de cas", alors que les laboratoires chinois tournent en surrégime.

    « 16 février : La veille, la France a enregistré son premier décès des suite du virus [...]. Agnès Buzyn déclare qu'"il nous faut préparer notre système de santé à faire face à une éventuelle diffusion pandémique du virus". C'est la première fois que le mot de pandémie est prononcé... et c'est aussi l'une des dernières prises de parole publique de la ministre, parachutée au front des municipales dès le lendemain pour remplacer Benjamin Griveaux. Deux jours plus tôt, elle jurait pourtant sur France Inter avoir"un agenda trop chargé" pour démissionner de son ministère, notamment à cause de "la crise du coronavirus". »

    « 23 février: Le nouveau ministre de la Santé, Olivier Véran, déclare qu' "il n'y a pas d'épidémie en France", tout en annonçant la commande de masques "en grande quantité". Interrogé lors d'une conférence de presse sur la possibilité de fermer la frontière franco-italienne, il rétorque que la mesure "n'aurait pas de sens", d'une part "parce qu'un virus ne s'arrête pas aux frontières", d'autre part parce qu'il "n'y a pas à proprement parler d'épidémie en Italie"... puisque les autorités ont décrété le confinement "pour éviter qu'il y ait une épidémie". Tautologique. »

    « 24 février : Lors de son point presse quotidien, Véran évoque la situation des réserves de masques, alors que le spectre d'une pénurie agite le secteur médical : "Nous disposons de stocks stratégiques dans les hôpitaux, dans un très grand nombre de cabinets libéraux, et dans un grand nombre de services de l’Etat, qui nous permettent de faire face à la demande. [...] Il n’y a donc aucun problème d’accès à ces masques pour toutes celles et ceux qui en ont besoin". Problème : selon CheckNews (Libération), le ministre aurait dit l'inverse, le jour même, au président du syndicat des médecins généraux (MG France), Jacques Battistoni. »

    « 25 février : Pour Science, le couperet tombe : nous sommes face à une pandémie impossible à arrêter. [...] »

    « Symbole de l'aveuglement gouvernemental : interrogé par RTL le matin même, Olivier Véran affirme qu'"il n'y a plus, aujourd'hui, de malade en circulation en France. Il n'y a plus de malade hospitalisé. Le dernier patient est sorti guéri hier de l'hôpital de Lyon." »

    « 26 février : Le match de la Ligue des Champions entre l'Olympique Lyonnais et la Juventus Turin, à Lyon, est maintenu. Malgré la polémique, 3000 supporters italiens sont autorisés à faire le déplacement. Interrogé la veille sur RTL, Olivier Véran estimait que "aucun argument scientifique et médical aujourd’hui ne nous conduit à arrêter des événements collectifs parce que le virus n’est pas circulant en France et parce que les cas sont circonscrits en Italie ". »

    « Pendant ce temps-là, en audition commune organisée par la commission des Affaires sociales au Sénat, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon continue d'affirmer que des réserves de masques existent »

    27 février : Sur Europe 1, Sibeth NDiaye justifie l'absence de principe de précaution

    « L'après-midi, à l’issue d’une réunion à Matignon avec les chefs de partis, Edouard Philippe prend la parole. La ligne n'a pas bougé : hors de question de paniquer. "Je veux rassurer les Français(...)il n’y a lieu ni d’avoir peur, ni d’être négligent", tempère-t-il. Le même jour, il annonce la commande de 200 millions de masques de protection, pour pallier la pénurie qu'Olivier Véran s'entête à nier. »

    « 29 février : La barre des 100 cas est franchie en France. Edouard Philippe convoque un conseil des ministres extraordinaire pour évoquer la situation sanitaire... et décider le recours à l'article 49.3 pour faire passer la réforme des retraites. Le soir même, le Premier ministre est sur TF1. »

    Et ça continue comme ça ... je ne peux pas placer l'article complet ici je m'arrête.

    Mouais ... à la limite ils ont pas vu venir ... mais qu'est-ce qu'ils ont menti ...