Par opposition je lui préfère le "mandat impératif" : relire le contrat social de Rousseau et/ou voir sur Wikipédia. Bien sûr son coté gauchiste voire révolutionnaire n'est pas du tout à la mode et sans doute peu adapté au monde dans lequel nous vivons. Mais justement, j'aimerai en changer de monde et le mandat impératif me semble l'outil le plus adapté pour cela.
Le mandat impératif a ses limites aussi et c'est pourquoi il est interdit. D'autant qu'il y a plusieurs modèles.
Si Macron a un mandat impératif par exemple, cela signifie qu'il n'a aucune marge de négociation, la réforme des retraites passe ou ne passe pas. Et que ce passe-t-il si cela ne passe pas ?
Cela signifie qu'en cas de crise, guerre ou pandémie, où s'adapter rapidement est la clé, l'exécutif ne peut rien faire et doit au contraire agir comme si rien n'était. Et convoquer des élections prend du temps, beaucoup trop pour un évènement soudain.
Bref, le système représentatif n'est pas exceptionnel, mais il n'est pas sans avantages aussi. L'impératif ne me semble en tout cas pas être une solution pour une situation de crise, au contraire même car le politique n'aurait aucune marge de manœuvre.
[^] # Re: Reconnaître ses erreurs ne paie malheureusement pas
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Les girouettes. Évalué à 7.
Le mandat impératif a ses limites aussi et c'est pourquoi il est interdit. D'autant qu'il y a plusieurs modèles.
Si Macron a un mandat impératif par exemple, cela signifie qu'il n'a aucune marge de négociation, la réforme des retraites passe ou ne passe pas. Et que ce passe-t-il si cela ne passe pas ?
Cela signifie qu'en cas de crise, guerre ou pandémie, où s'adapter rapidement est la clé, l'exécutif ne peut rien faire et doit au contraire agir comme si rien n'était. Et convoquer des élections prend du temps, beaucoup trop pour un évènement soudain.
Bref, le système représentatif n'est pas exceptionnel, mais il n'est pas sans avantages aussi. L'impératif ne me semble en tout cas pas être une solution pour une situation de crise, au contraire même car le politique n'aurait aucune marge de manœuvre.