Avant de prescrire un traitement au long cours par ce médicament.
Là on parle de six jours, rien à voir avec le long cours. Je ne suis pas médecin aussi mon avis ne vaut pas grand chose, mais il me semble que le cas d'un médicament est différent de celui d'un vaccin.
Un vaccin est donné à des millions de personnes saines et dont la grande majorité survivrait même en cas de contamination. Un effet secondaire non détecté du vaccin pourrait avoir des conséquences bien pire que le virus lui-même. Il n'est pas envisageable de court-circuiter les étapes (sauf si on avait affaire à une pandémie avec un taux de mortalité type Ebola).
Mais c'est différent pour un médicament qui lui cible des personnes déjà malades et pour certaines en danger de mort (soit directement soit pas manque de ressources médicales). Aujourd'hui, en Italie (et peut-être bientôt en France), l'analyse risque/bénéfice de l'utilisation de ce médicament (que l'on connaît parfaitement depuis longtemps) me paraît en faveur de son utilisation - sous contrôle hospitalier - sans attendre des publications dans des revues prestigieuses à revue de pair.
D'ailleurs, l'équivalent de Raoult à la Pitié-Salpétrière (je n'ai pas son nom sous la main) qui critiquait fortement ce dernier il y a deux semaines (bulshit, disait-il) a me semble t-il publié un tweet où il change complètement d'avis.
[^] # Re: Inertie?
Posté par mahikeulbody . En réponse au journal Coronavirus : vers une sortie de crise ?. Évalué à 4. Dernière modification le 21 mars 2020 à 11:31.
Là on parle de six jours, rien à voir avec le long cours. Je ne suis pas médecin aussi mon avis ne vaut pas grand chose, mais il me semble que le cas d'un médicament est différent de celui d'un vaccin.
Un vaccin est donné à des millions de personnes saines et dont la grande majorité survivrait même en cas de contamination. Un effet secondaire non détecté du vaccin pourrait avoir des conséquences bien pire que le virus lui-même. Il n'est pas envisageable de court-circuiter les étapes (sauf si on avait affaire à une pandémie avec un taux de mortalité type Ebola).
Mais c'est différent pour un médicament qui lui cible des personnes déjà malades et pour certaines en danger de mort (soit directement soit pas manque de ressources médicales). Aujourd'hui, en Italie (et peut-être bientôt en France), l'analyse risque/bénéfice de l'utilisation de ce médicament (que l'on connaît parfaitement depuis longtemps) me paraît en faveur de son utilisation - sous contrôle hospitalier - sans attendre des publications dans des revues prestigieuses à revue de pair.
D'ailleurs, l'équivalent de Raoult à la Pitié-Salpétrière (je n'ai pas son nom sous la main) qui critiquait fortement ce dernier il y a deux semaines (bulshit, disait-il) a me semble t-il publié un tweet où il change complètement d'avis.