• [^] # Re: 1 seul pays gère la crise

    Posté par . En réponse au lien Pour ceux/celles qui vantaient l’efficacité de la gestion de la crise par les dictatures (Chine).... Évalué à 2.

    Je rappelle que la Corée du Sud a déployé des technologie et a massivement pioché dans les données personnelles pour parvenir à ses fins pour retrouver les malades potentiels. Des techniques qui sont en général décriées ici même pour des raisons de vie privée et d'éviter que nos autorités fassent n'importe quoi.
    Il faut donc savoir ce qu'on veut, ici la Corée du Sud a montré que ces techniques ça peut servir de manière positive. Mais on ne peut pas vouloir une protection hyper stricte de la vie privée et en même temps autoriser à l'État de faire ce qu'ils ont fait.

    Méthodes que je suis sans doute le premier à critiquer. Mais il s'avère que les résultats sont là. Je pense qu'il s'agit aussi de peser le pour et le contre à l'instant T. Sauver la vie de milliers voir millions d'individus passe au premier plan des priorités, devant le besoin de respect de la vie privée. Ca doit évidemment être une situation temporaire et encadrée.

    Ce coronavirus n'est pas la première alerte pandémique récente. On a eu le H1N1, le SRAS, Ebola, etc. Mais ils n'ont pas eu le temps d'arriver significativement en Europe ou de faire des dégâts importants. Donc cela incite aussi à la prudence, d'autant que le gouvernement français a été vivement critiqué pour sa gestion du H1N1 avec des achats massifs de protections et vaccins et une campagne massivement de vaccination. Tout ça finalement pour pas grand chose ce qui a été reproché.

    C'est vrai, je reconnais ce point. Maintenant on a aussi eu un temps de battement qui nous permettait d'apprécier la situation en Chine. Puis en Italie avec laquelle on a 6 jours de décalage (et non pas 2 semaines comme s'évertuent à mentir certains "experts" sur des grandes chaines de télévision). On a donc eu des modèles nous permettant d'appréhender la situation. On connaissait leurs erreurs et leurs points forts, nous n'en avons rien fait.

    La majeure partie des morts l'était déjà de son vivant et le jour venu, ils n'ont pas senti la différence.