C'est horrible (ou pas) de s'apercevoir qu'on est totalement à côté de la plaque :
Il me semble parfaitement inapproprié de considérer comme de la culture la connaissance de quelque hymne, auteur, spectacle... et là-dessus, heureusement le dictionnaire me soutient quelque peu. Voici toutefois Antisocial de Trust.
Atilf m'apprend que le sens premier de sport serait bien « [a]ctivité physique, le plus souvent de plein air et nécessitant généralement un entraînement, qui s'exerce sous forme de jeu ou de compétition, suivant des règles déterminées[.] » Alors que pour ma caboche, la compétition sportive — hors les cas ludique — rentre dans les catégories jeux d'argents et acculturation de la société (par le contact avec l'oligarchie). Finalement, sur mon clavier ou sous mes doigts la définition de sport n'est plus que la métonymie d'elle-même c'est-à-dire la « pratique [de l']activité [physique] » (toujours d'après l'Atilf).
En un sens compétition me paraît un antonyme de civilisation et de société. Là où une société juste devrait peut-être encourager la coopération, l'entraide, et le progrès ; des cultures morbides encourages plutôt la régression qu'est la compétition de tous contre tous pour accéder aux positions élevées de l'oligarchie.
Pour certains la compétition sportive telle que la montre les médias est un symptôme particulièrement évident de ce dérèglement : où les règles du sport sont mises entre parenthèses (dopage, triches, coups bas sur et en dehors des aires de jeux...) ; où des gens reçoivent des primes et mêmes de salaires mirobolant pour un travail à la production quasi-nulle voire négative ; où le sport loin d'être un outil de développement personnel ou collectif devient une pathologie détruisant les corps et surtout les esprits. Bien entendu il s'agit là des compétitions de sport-spectacle. Peut-être qu'à partir du moment où la compétition prend trop d'ampleur, et où les enjeux y deviennent important, le sport se perd-il ? C'est en tout cas déjà le constat que rapportait l'école académique (circa 400 avant J.-C.). Il me semble que ça n'a guère changé.
Je n'ai rien contre les petites compétitions à l'esprit bon enfant qui encouragent chacun à se dépasser. Mais est-il vraiment approprié de les affubler d'un tel nom ? Comme tous les poisons, le problème n'est-il pas lié au dosage ?
[^] # Re: Sport
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Amélioration de mon environnement de travail. Évalué à 4.
C'est horrible (ou pas) de s'apercevoir qu'on est totalement à côté de la plaque :
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace