Je ne sais pas vraiment ce que tu appelles l'effondrement de l'espèce, mais a priori, non, notre espèce n'est pas du tout en danger, quelle que soit l'épidémie. Après, on a déja mangé grave (par exemple, les épidémies de peste du moyen-âge ont bousillé 1/3 de la population mondiale), mais c'est loin d'être assez pour nous mettre en danger vu les effectifs.
Le pire qui puisse arriver, c'est une maladie complètement mortelle sur laquelle le système immunitaire n'est pas efficace (par exemple, parce qu'on meurt avant de mettre en place une réponse immunitaire). Dans ce cas, seule une réponse «innée» (des prédispositions génétiques) permettent d'éviter la maladie. C'est la sélection Darwinienne qui va prendre le relai; la fréquence des gènes protecteurs va augmenter très rapidement en quelques générations jusqu'à ce que l'épidémie disparaisse (de la même manière qu'une épidémie disparait quand le nombre de personnes protégées par leur immunité atteint un certain seuil). C'est plus «douloureux» en termes de morts violentes, mais l'espèce n'est pas en danger. Les cas qui sont réellement problématiques seraient des cas où aucune résistance n'est possible (à part un virus fabriqué par des chercheurs fous, ça me parait peu crédible...), où la baisse de la densité de la population ne freine pas la transmission (alors que c'est assez mécanique), et où la population est tellement touchée que le taux de croissance naturel devient négatif. Ou alors, que le virus ait un réservoir énorme chez une autre espèce très fréquente (les rats?). C'est possible chez les espèces en voie de disparition, mais pour nous, on part de très haut, quand même.
[^] # Re: petite question
Posté par arnaudus . En réponse au journal Des virus et des hommes. Évalué à 6.
Je ne sais pas vraiment ce que tu appelles l'effondrement de l'espèce, mais a priori, non, notre espèce n'est pas du tout en danger, quelle que soit l'épidémie. Après, on a déja mangé grave (par exemple, les épidémies de peste du moyen-âge ont bousillé 1/3 de la population mondiale), mais c'est loin d'être assez pour nous mettre en danger vu les effectifs.
Le pire qui puisse arriver, c'est une maladie complètement mortelle sur laquelle le système immunitaire n'est pas efficace (par exemple, parce qu'on meurt avant de mettre en place une réponse immunitaire). Dans ce cas, seule une réponse «innée» (des prédispositions génétiques) permettent d'éviter la maladie. C'est la sélection Darwinienne qui va prendre le relai; la fréquence des gènes protecteurs va augmenter très rapidement en quelques générations jusqu'à ce que l'épidémie disparaisse (de la même manière qu'une épidémie disparait quand le nombre de personnes protégées par leur immunité atteint un certain seuil). C'est plus «douloureux» en termes de morts violentes, mais l'espèce n'est pas en danger. Les cas qui sont réellement problématiques seraient des cas où aucune résistance n'est possible (à part un virus fabriqué par des chercheurs fous, ça me parait peu crédible...), où la baisse de la densité de la population ne freine pas la transmission (alors que c'est assez mécanique), et où la population est tellement touchée que le taux de croissance naturel devient négatif. Ou alors, que le virus ait un réservoir énorme chez une autre espèce très fréquente (les rats?). C'est possible chez les espèces en voie de disparition, mais pour nous, on part de très haut, quand même.