s'il y a des porteurs sain les mesures d isolement ne servent à rien car alors très peu de personnes non identifiées suffisent a répendre partout le virus à tous.
Les mesures d'isolement conservent un intérêt : prenons un cas extrême, R_0=2, 50% de porteurs sains, mais tu arrives à isoler totalement tout patient symptomatique. Les porteurs sains transmettront effectivement le virus à 2 personnes en moyenne, mais comme les patients symptomatiques sont (par hypothèse) totalement isolés et ne transmettent pas le virus, on a : R_{O, global} = 2 \times 0,5 + 0 \times 0,5 = 1. Et tu arrives à stabiliser l'épidémie.
Bon, c'est un exemple extrême, mais ça montre que les porteurs sains ne font pas tout. De plus, il n'est pas inenvisageable de les dépister (la stratégie actuelle est de dépister toutes les personnes ayant été en contact avec une personne confirmée malade).
De mon humble avis seul quelques malchanceux mourront et encore a priori ceux déjà très fragile
La létalité est estimée entre 1 et 3%, selon les estimations. Dans une population avec une mauvaise prise en charge du grand âge et des pathologies associées, il ne reste plus que des jeunes à contaminer (les plus vieux n'ont pas attendu le SARS-CoV-2 pour décéder) et la létalité est faible, tandis que dans une population comme la population française, je m'attends à ce que ça tende plus vers la fourchette haute.
Quoi qu'il en soit, 2% de mortalité, c'est énorme, c'est 20 fois celle de la grippe. Ce qui est particulièrement problématique, c'est la combinaison létalité assez élevée + population intégralement sensible. De plus, ça ne touche pas que les personnes fragiles : certes, les plus fragiles sont à risque élevé, mais on observe aussi des décès chez des personnes bien portantes auparavant. Enfin, ceci est conditionné à la possibilité d'accès à des soins intensifs. Il y a quand même 20% de patients qui finissent en soins intensifs (et pas que des personnes fragiles. Il n'y a pas 20% de personnes fragiles dans la population). La définition des soins intensifs, c'est à peu prés : le service où tu vas quand tout le reste a échoué, et si tu n'y vas pas, tu meurs. Si ces services sont entièrement saturés, la mortalité explosera.
D'ailleurs s il y avait une vrai volonté de lutter contre l'épidémie la première chose serait de tester tous ceux qui ont la grippe car bon nombre de malade passent aujourd'hui pour des grippes.
C'est probablement ce qui finira par arriver. L'épidémie de grippe est sur une pente descendante en région parisienne, je m'attends à ce qu'elle suive la même pente partout en France dans une semaine ou deux (pour le coup, c'est vraiment du doigt mouillé). À ce moment-là, il n'y aura plus aucune chance de passer pour une grippe.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Du ramdam pour une grippe un peu violente
Posté par Liorel . En réponse au journal Des virus et des hommes. Évalué à 10.
Les mesures d'isolement conservent un intérêt : prenons un cas extrême, R_0=2, 50% de porteurs sains, mais tu arrives à isoler totalement tout patient symptomatique. Les porteurs sains transmettront effectivement le virus à 2 personnes en moyenne, mais comme les patients symptomatiques sont (par hypothèse) totalement isolés et ne transmettent pas le virus, on a : R_{O, global} = 2 \times 0,5 + 0 \times 0,5 = 1. Et tu arrives à stabiliser l'épidémie.
Bon, c'est un exemple extrême, mais ça montre que les porteurs sains ne font pas tout. De plus, il n'est pas inenvisageable de les dépister (la stratégie actuelle est de dépister toutes les personnes ayant été en contact avec une personne confirmée malade).
La létalité est estimée entre 1 et 3%, selon les estimations. Dans une population avec une mauvaise prise en charge du grand âge et des pathologies associées, il ne reste plus que des jeunes à contaminer (les plus vieux n'ont pas attendu le SARS-CoV-2 pour décéder) et la létalité est faible, tandis que dans une population comme la population française, je m'attends à ce que ça tende plus vers la fourchette haute.
Quoi qu'il en soit, 2% de mortalité, c'est énorme, c'est 20 fois celle de la grippe. Ce qui est particulièrement problématique, c'est la combinaison létalité assez élevée + population intégralement sensible. De plus, ça ne touche pas que les personnes fragiles : certes, les plus fragiles sont à risque élevé, mais on observe aussi des décès chez des personnes bien portantes auparavant. Enfin, ceci est conditionné à la possibilité d'accès à des soins intensifs. Il y a quand même 20% de patients qui finissent en soins intensifs (et pas que des personnes fragiles. Il n'y a pas 20% de personnes fragiles dans la population). La définition des soins intensifs, c'est à peu prés : le service où tu vas quand tout le reste a échoué, et si tu n'y vas pas, tu meurs. Si ces services sont entièrement saturés, la mortalité explosera.
C'est probablement ce qui finira par arriver. L'épidémie de grippe est sur une pente descendante en région parisienne, je m'attends à ce qu'elle suive la même pente partout en France dans une semaine ou deux (pour le coup, c'est vraiment du doigt mouillé). À ce moment-là, il n'y aura plus aucune chance de passer pour une grippe.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.