Ce qui est reproché à la vidéo surveillance, ce n'est pas tellement lié a son efficacité ou son inefficacité. Comme tu l'a constaté, même une fausse caméra aurait été dissuasive. C'est exactement le propos du philosophe Michel Foucault dans Surveiller et puniroù il constate la prolongation du principe du système carcéral basé sur le panoptique dans la société elle-même. Le sentiment donné au citoyen d'être surveillé en permanence est le moyen pour le pouvoir en place d'assurer le contrôle social.
La question alors n'est pas la vidéo surveillance, mais la dérive sociétale qui pousse le pouvoir a la rendre systématique pour assurer la sécurité des citoyens et le modèle de contrôle social associé. Le fait que ça soit plus ou moins justifié par des problèmes de sécurité ne résout pas le problème posé. Est-ce que le modèle de la prison panoptique constitue une société dans laquelle on a envie de vivre ? On nous demande de choisir entre la peste et le choléra, un monde sans sécurité peuplé de barbare sans foi ni loi, ou une prison panoptique.
Cela dit, il faut aussi être pragmatique et ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Une dose de surveillance est surement nécessaire dans une société, mais il est important de garder à l'esprit le risque que constituerai une fuite en avant dans ce domaine, en systématisant la réponse aux problèmes de sécurité par le principe du surveiller et punir. Il faut, c'est la condition même de la survie de nos libertés, que l'on trouve d'autres réponses, qui seront nécessairement plus complexe, locales et individuelles.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: vidéocon
Posté par Big Pete . En réponse au lien À Nice, jusqu'où aller dans la vidéosurveillance ? - franceinter.fr. Évalué à 5. Dernière modification le 19 février 2020 à 09:11.
Ce qui est reproché à la vidéo surveillance, ce n'est pas tellement lié a son efficacité ou son inefficacité. Comme tu l'a constaté, même une fausse caméra aurait été dissuasive. C'est exactement le propos du philosophe Michel Foucault dans Surveiller et puniroù il constate la prolongation du principe du système carcéral basé sur le panoptique dans la société elle-même. Le sentiment donné au citoyen d'être surveillé en permanence est le moyen pour le pouvoir en place d'assurer le contrôle social.
La question alors n'est pas la vidéo surveillance, mais la dérive sociétale qui pousse le pouvoir a la rendre systématique pour assurer la sécurité des citoyens et le modèle de contrôle social associé. Le fait que ça soit plus ou moins justifié par des problèmes de sécurité ne résout pas le problème posé. Est-ce que le modèle de la prison panoptique constitue une société dans laquelle on a envie de vivre ? On nous demande de choisir entre la peste et le choléra, un monde sans sécurité peuplé de barbare sans foi ni loi, ou une prison panoptique.
Cela dit, il faut aussi être pragmatique et ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Une dose de surveillance est surement nécessaire dans une société, mais il est important de garder à l'esprit le risque que constituerai une fuite en avant dans ce domaine, en systématisant la réponse aux problèmes de sécurité par le principe du surveiller et punir. Il faut, c'est la condition même de la survie de nos libertés, que l'on trouve d'autres réponses, qui seront nécessairement plus complexe, locales et individuelles.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.