des lors qu'on pose des indicateurs, on se retrouve à travailler sur ces indicateurs plutôt que sur quoi ils reposent.
Je trouve que c'est le cas si l'entreprise utilise les indicateurs comme des carottes ou sanctions : si tu respectes tel indicateur tu auras des félicitations, ou une prime, ou tu seras bien vu, etc.
Si ça reste des indicateurs et rien d'autre, je trouve que les gens savent tout à fait s'en servir correctement.
De toutes manières nous avons chacun nos « indicateurs internes ». Même s'ils ne sont pas clairement définis.
Du genre « cette semaine j'ai bien tout testé ce que j'ai produit » est un indicateur personnel « interne ». Il est de qualité discutable, mais c'est réellement un indicateur.
Les indicateurs sont utiles pour s'auto-évaluer, s'auto-corriger, et s'auto-améliorer.
Exemple : j'ai travaillé dans la grande distribution. Pour diminuer les problèmes d'écarts de caisse (l'argent liquide dans le tiroir-caisse en fin de rotation n'est pas la somme attendue) les nanas avaient simplement accès à leurs stats personnelles (pas celles des autres, pas de compétition) sur les écarts de caisses (montant quotidien, glissant sur 5 jours, glissant sur 20 jours, glissant sur 1 an je crois). Zéro carotte ou sanction, juste les stats sous forme de graphiques.
Les magasins qui faisaient cela avaient des montants d'écarts 9 fois inférieurs. 9 fois ! juste avec un indicateur « sans enjeu ».
Exemple : j'ai un indicateur du nombre de contacts commerciaux que j'établis. Je n'ai vraiment pas la fibre commerciale. Cet indicateur m'amène zéro carotte ou sanction. Il me permet de savoir que je fais en général x contacts commerciaux sur 2 semaines, m'évitant de me mettre la pression par inadvertance au delà de cette quantité.
Lorsque je fais moins ? Rien. Je suis juste au courant. Au pire je me dis que j'ai vraiment renâclé, mais avec ça je ne procrastine plus du tout sur ce sujet (donc je ne perds plus de temps à procrastiner, et je ne me mine pas l'esprit). Et si je fais plus ? Rien non plus. Je constate que telle occasion a permis de faire 3 actions à la suite et que c'est passé crème.
Exemple : lorsque je fais du ski, si je ne me suis pas pris 4 bonnes grosses gamelles dans la journée, c'est que je n'ai pas assez tenté de trucs en dehors de ma zone de confort. J'adore tester, essayer, etc. Mais d'un autre côté je sais que je me croûte sévère, c'est très désagréable. Avec cette règle des 4 énormes plantages je suis généralement très satisfait de ma journée. C'est un indicateur, par contre il n'est pas neutre car il me « garanti » une journée sympa.
[^] # Re: La performance doit-elle être mesurée ?
Posté par Kerro . En réponse au sondage Quel indicateur de performance pour le développement de logiciel ?. Évalué à 10.
Je trouve que c'est le cas si l'entreprise utilise les indicateurs comme des carottes ou sanctions : si tu respectes tel indicateur tu auras des félicitations, ou une prime, ou tu seras bien vu, etc.
Si ça reste des indicateurs et rien d'autre, je trouve que les gens savent tout à fait s'en servir correctement.
De toutes manières nous avons chacun nos « indicateurs internes ». Même s'ils ne sont pas clairement définis.
Du genre « cette semaine j'ai bien tout testé ce que j'ai produit » est un indicateur personnel « interne ». Il est de qualité discutable, mais c'est réellement un indicateur.
Les indicateurs sont utiles pour s'auto-évaluer, s'auto-corriger, et s'auto-améliorer.
Exemple : j'ai travaillé dans la grande distribution. Pour diminuer les problèmes d'écarts de caisse (l'argent liquide dans le tiroir-caisse en fin de rotation n'est pas la somme attendue) les nanas avaient simplement accès à leurs stats personnelles (pas celles des autres, pas de compétition) sur les écarts de caisses (montant quotidien, glissant sur 5 jours, glissant sur 20 jours, glissant sur 1 an je crois). Zéro carotte ou sanction, juste les stats sous forme de graphiques.
Les magasins qui faisaient cela avaient des montants d'écarts 9 fois inférieurs. 9 fois ! juste avec un indicateur « sans enjeu ».
Exemple : j'ai un indicateur du nombre de contacts commerciaux que j'établis. Je n'ai vraiment pas la fibre commerciale. Cet indicateur m'amène zéro carotte ou sanction. Il me permet de savoir que je fais en général
xcontacts commerciaux sur 2 semaines, m'évitant de me mettre la pression par inadvertance au delà de cette quantité.Lorsque je fais moins ? Rien. Je suis juste au courant. Au pire je me dis que j'ai vraiment renâclé, mais avec ça je ne procrastine plus du tout sur ce sujet (donc je ne perds plus de temps à procrastiner, et je ne me mine pas l'esprit). Et si je fais plus ? Rien non plus. Je constate que telle occasion a permis de faire 3 actions à la suite et que c'est passé crème.
Exemple : lorsque je fais du ski, si je ne me suis pas pris 4 bonnes grosses gamelles dans la journée, c'est que je n'ai pas assez tenté de trucs en dehors de ma zone de confort. J'adore tester, essayer, etc. Mais d'un autre côté je sais que je me croûte sévère, c'est très désagréable. Avec cette règle des 4 énormes plantages je suis généralement très satisfait de ma journée. C'est un indicateur, par contre il n'est pas neutre car il me « garanti » une journée sympa.